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« L’imzad est aux Touareg, ce que l’âme est au corps. »

m’avait dit Hadj Moussa Akhamok en me remettant un imzad en 2003.

Avec l’évolution de la vie moderne, l’imzad et toute la culture qui gravite autour est en train de mourir. Il ne reste plus que quelques vieilles femmes qui savent en jouer, elles rêvent de transmettre leur savoir pour laisser en héritage au monde entier, ce patrimoine culturel ancestral.

Hdama est un air chanté sur l'Imzad. Un trés vieil air qui est chanté par Halimata et Khoulen Alamine sur l'imzad, toutes deux maîtresses d'imzad au niveau de l'école de l'association Sauver l'Imzad de Tamanrasset.

L’imzad est une vièle monocorde, qui nous vient de la nuit des temps. Plus qu’un instrument, l’imzad est un symbole du pouvoir, suggérant une musique particulière vouée à un ordre social, à une organisation de l’espace et du temps.

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Entendeurs d'imzad

L’art de l’inzad, l' « Achak » le code d’honneur, les réunions galantes appelées « Ähâl », la parole voilée « Tanghalt », sont les éléments symboliques constitutifs de la culture touarègue fondée sur la solidarité, le courage, le respect des aînés et la réserve.

Tarzagh Benomar, une des doyennes de la musique de l'imzad du Tassili  n'Azdjer, vient de s'éteindre à l'âge de 84 ans, a-t-on appris dimanche du ministère de la Culture.
Cette artiste a grandement contribué avec une constante disponibilité et une grande humilité, à faire connaître l'imzad, style musical propre à la région de l'Ahaggar, à travers le monde, à sa conservation, sa valorisation et sa perpétuation.
Afin de transmettre ce prestigieux héritage dont elle a toujours pris le grand soins, Tarzagh Benomar a organisé entre 2002 et 2005 des ateliers d'apprentissage de l'imzad pour les jeunes filles dans sa demeure à Djanet.

" Ces airs ne sont pas faciles. Seule une femme qui maîtrise vraiment l'imzad peut les interpréter. On entend parler d'elle dans tout l'Ahaggar, en Ajjer et même dans l'Adrar des Iforas. Tout le monde reconnaît qu'elle sait jouer de l'imzad. "

Association : Sauver l'imzad


Touaregs : préserver les traditions musicales

L’Imzad n’est pas seulement une musique mais une symbolique

L'imzad, un instrument traditionnel à corde très prisé par le peuple touareg et dont seules jouent les femmes, pourrait bientôt bénéficier d'un institut de mémoire et d'un projet plus large destiné à protéger les formes artistiques du désert.
La culture touareg oblige les hommes à rester silencieux et à s'abstenir de manger et de boire pendant que les femmes créent des mélodies empreintes de mysticisme et de spiritualité sur cet instrument millénaire. L'imzad se joue au sein d'un groupe assis en cercle, reflétant la forme de la lune et du soleil.
Le corps de cet instrument monocorde est fait dans une calebasse ou en bois recouvert d'une peau d'animal. La corde en crin traverse un pontet en deux parties. L'archet est également fait de crin.
Mais les militants craignent que cette ancienne tradition de l'imzad ne disparaisse rapidement, car les Touaregs abandonnent de plus en plus leur style de vie nomade pour adopter une culture plus sédentaire.
" Avec l’évolution de la vie moderne, l’imzad et toute la culture qui gravite autour sont en train de mourir ", explique une femme membre de l'association. " Il ne reste plus que quelques vieilles femmes qui savent en jouer ; elles rêvent de transmettre leur savoir pour laisser en héritage au monde entier ce patrimoine culturel ancestral ", a-t-elle expliqué aux participants. 
" Le jeu de l’imzad est un cérémonial sérieux, ce n’est pas un amusement ", expliquait Nouredine Benabdellah, professeur à l'université, en décembre au centre culturel de Tamanrasset. " Cette musique est presque sacrée. Le respect de l’imzad est une tradition bien ancrée."

Magharebia

 

Inscrit désormais parmi les trésors du patrimoine immatériel mondial, l’imzad continue de susciter l’intérêt, autant en Algérie qu’à l’étranger, où les initiatives pour sa sauvegarde et sa promotion se sont multipliées sous diverses formes et ampleurs.

L'imzad, le violon des femmes touareg sauvé de la disparition

Menacé de disparition faute de jeunes joueuses, l'imzad, violon monocorde que seules les femmes touaregs ont le droit de faire vibrer, suscite un nouvel engouement et résonne de plus belle dans les majestueux paysages du Sahara.

https://www.huffpostmaghreb.com

Âsshäk

Les Touaregs observent l'ässhäk, une sorte de code moral qui garantit la survie de leur communauté. Il signifie le respect de tout être vivant et un comportement digne, même dans la plus grande détresse qui soit concevable. La poésie et la musique revêtent dès lors une importance capitale : les femmes perpétuent la pratique de l'imzâd (une sorte de viole à une corde) et les valeurs de leur peuple, telles que le courage, la patience et l'empathie.