sous le vent de tin-hanan

Sous le vent de Tin-Hinan

Les lions enfin rugissent...

Sur les pyramides d’Egypte / Sur les roches des Atlas et du Tassili / Dans les tombes de toute Tamazgha / Jusqu’aux Canaries / les ancêtres ont tracé ton nom : amazigh
 
Sur les côtes les montagnes et les océans / Dans les déserts silencieux et brûlants / les ancêtres ont donné leur sang / nous sommes amazigh

Dans le ventre des mères et de la terre / raisonnent encore et toujours / les chants beaux des troubadours / les sourires amers des patronymes / amazigh

Sur les chemins dans les cimetières et les vallées / courent toujours Thya (Dihyia) et Tin Hinan / mains tendues chevelures au vent / soulevant poussière et tourbillons  / pour que vivent leurs enfants

Dans leur tombe continuellement / se retournent d’impatience et d’incompréhension / nos martyrs et nos héros / contre l’oubli et la lâcheté / de certains de leurs rejetons

Et de la magnifique Kabylie / Mouloud Maameri et Lounès Matoub / ont sonné le clairon  / De Zouara et Zentan les rebelles du Hoggar des Atlas à l’Azawad

Les lions enfin rugissent…

Ali khadaoui

actualite2[81458]

Tin Hinan, mythe ou réalité

Chaque aube

Des poèmes sont versés dans vos miroirs / L’eau mûrit dans vos paumes/ Quels que soient vos chagrins d’amour / Quels que soient vos chagrins de transe / D’où galopent vos peines de cœur / D’où commencent vos chants de rebelle / De cet oiseau noir / De cet oiseau blanc / Tous ceux qui savent l’horizon / Sont perdus sur vos dunes 

Chaque aube revient  / Un homme rempli de forces 

Et de corail forgé de vos sueurs / Mais qui a dit : Vous êtes stériles / Pourtant vous êtes mères / De toutes les roches du ciel / Mères de tous les aigles bleus / Qui errent sur vos poitrines / Mères de toutes les gazelles / Qui dorment dans vos girons. 

Chaque aube revient / Reines encerclées / Sommeil et blessure / Sécheresse et barbelés / Ville de cuivre/ Et reines de lumière

Chaque aube revient / Les vaisseaux de vos jardins / Papillons et mouettes / A vos fenêtres / Reviennent / Un homme rempli de forces / Et de corail forgé de vos sueurs / Annonce vos confins / De la bouche de cet oiseau noir / De la bouche de cet oiseau blanc.

Chaque aube revient / La reine de la fable Tin-Hinan / Le murmure de la révolte / De l’Azawad / De Tamanrasset / De Ghadamès / Ô mères nuageuses / Mères de tous les rois Amoud, Kawsen et Amestan / Mères de mon printemps / J’avoue / Blessé d’amour / J’avoue / Blessé d’aile / Chaque aube revient / Un homme rempli de forces / Et de corail forgé de vos sueurs / Narre vos chagrins.

Sassi DEHMANI