Association fofo

passion dessin

 A. Tambo,  passion dessin

La culture est un maillon important du processus de développement d’un pays et œuvre à sa manière à l’amélioration de l’éducation de base, de l’intégration régionale, de la réduction des inégalités homme/femme et de la lutte contre les maladies transmissibles.

Le but général de l’association fofo est la revalorisation, la promotion et la diffusion de la culture nigérienne à l’intérieur et à l’extérieur du Niger. L’association a aussi pour vocation la formation et la sensibilisation de la jeunesse nigérienne à l’art et plus largement à la citoyenneté. Elle s’investit ainsi dans la sensibilisation des populations sur les maux majeurs qui confinent plus de 60% de la population nigérienne dans la pauvreté, notamment l’éducation de base, la dégradation de l’environnement, la sensibilisation sur les MST et la maîtrise de la natalité en sensibilisant la jeunesse sur les dérives du mariage précoce, la scolarisation des jeunes filles et le VIH / SIDA.

Pays enclavé, le Niger ne dispose pas de littoral et le port le plus proche se trouve à plus de 1000km. Mal connu, méconnu, le Niger est, en outre, difficile d’accès, en raison de la faiblesse et du mauvais état du système de transport routier et de l’absence d’un système ferroviaire. La promotion de la culture nigérienne contribuera donc également à  promouvoir  le pays et à développer le tourisme

Les jeunes nigériens et plus particulièrement les filles rencontrent de nombreuses difficultés à accéder à l’éducation (nombreuses années blanches, manque de moyens pédagogiques) et à l’information. Le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter parmi les jeunes diplômés et de nombreux fléaux tels que le SIDA les touchent de plein fouet. Il existe de plus un véritable fossé entre les jeunes du milieu rural et les jeunes citadins. 

«Au fil des numéros le constat est sans appel. Les artistes de tout bord végètent dans la misère, sans repères, sans espoir. Beaucoup trop sont mort dans l’indifférence générale alors que leurs œuvres continuent de faire la fierté du pays.
Les cinéastes n’ont pas de salle pour projeter leurs films, les écrivains n’ont pas de maison d’édition pour publier leurs livres, les peintres et les sculpteurs ne disposent d’aucune galerie d’art ou exposer leurs œuvres. Les hommes de théâtre n’ont pas de théâtre. Dans la musique les vieux s’en vont les uns après les autres et laissent un patrimoine musical traditionnel à l’abandon. Les jeunes s’essayent au dandali soyeya ou rappent en anglais sur des beats américains. Sans références ils divaguent dans des styles bien éloignés de notre culture.
Les artistes nigériens connus à l’international se comptent sur les doigts d’une main, et encore, dans des milieux spécialisés. (...)»

Marie Adji   Fofomag

 aquarelle A. Tambo

 

 aquarelle A. Tambo

Almoustapha Tambo : ses combats

Cette analyse publiée par Fofomag définit très exactement les combats que  veut mener Almoustapha Tambo  en tant qu'artiste et  en tant qu'instituteur de brousse. ainsi que tous les obstacles à braver. Tâche immense dans un contexte difficile.  Mais, comme de nombreux Nigériens, A. TAMBO aspire voir, son pays se développer, espéant  un avenir meilleur pour les enfants. Un avenir de progrès, d'espoir, de paix, de justice. 

Bien que son talent soit reconnu au Niger comme en Europe où il a pu exposer grâce au soutien  d'associations, d'amis et d'artistes, Almoustapha TAMBO, comme tout  artiste nigérien, ne peut que très difficilement  affirmer son talent et en vivre dignement. les raisons évoquées  par Fofomag sont  assez éloquentes.

Manque de temps aussi, l'engagement et l'investissement dans son métier -sa vocation- d'enseignant ne lui laissant que très peu de disponibilité  pour se consacrer à sa passion.  Là aussi, le système nigérien est plus que défaillant : seuls les soutiens reçus d'associations d'aide au développement du Nord-Niger permettent aux enseignants nigériens qui luttent jusqu'à l'épuisement, de scolariser de plus en plus d'enfants, mais le taux d'analphabétisme reste encore très élevé, bien trop élevé....

Aïr info : nterview A. Tambo   Lire