Rissa Ixa

 rissa ixa

Rissa Ixa, né en 1946 à Innates près de la frontière du Mali, décrit ainsi son travail : « Au sein de la famille, les hommes et les femmes m'enseignaient l'Histoire touarègue et m'initiaient à l'art et à l'écriture tamachek. Je dessinai sur le sable. Puis parti à Niamey (1959), j'ai continué à dessiner sur tous les supports à ma disposition. Lors de mes rencontres avec d'autres artistes, j'ai pu observer et apprendre différentes techniques de peintures. Je vis et travaille, je milite dans le but que la culture touarègue ne disparaisse pas et continue à vivre en gardant son essence : le respect des traditions et des Hommes. » Plus

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(...) Très subtil dans ses oeuvres, Rhissa est devenu, un des témoins privilégiés de la culture nigérienne. Avide de recherche, il tend à développer un art plus abstrait, riche en couleurs. On retiendra de ce grand artiste, désormais de renom au Niger, sa simplicité, sa sensibilité artistique et son ouverture d'esprit. Rhissa Ixa, également joueur de flûte, soit enchanter par la polychromie de ses toiles, évocatrices de son origine touareg. (...) Plus

galerie

Najim Amoumane

peintre des mémoires

 Najim Amoumane

Il est targui, citadin, mais il ne peint que la vie nomade : 

« Je demande à ma mère, à mes parents encore nomade en visite à Niamey, de me raconter leur vie sous tous ses aspects. La chose que j’essaie de reconstituer dans mes tableaux.. C’est ma façon de présenter ceux qui vivent loin, et par la même occasion de vivre ma tradition targuie ».Ainsi, explique Najim Amoumane, un jeune artiste peintre targui, l’essence même de son travail. Niaméen de naissance, il n’a jamais vécu dans le désert et y avait séjourné rarement. Mais depuis qu’il a fait de la peinture son moyen d’expression, il n’a cessé d’y vivre, à sa manière. Pour le faire, il exploite les mémoires de ses proches. « Je ne l’habite pas mais il m’habite », dit-il à propos de son attachement au désert. Mais le désert, avec sa beauté et sa symbolique, n’est qu’un cadre de vie. Laquelle fait l’objet de la totalité de ses œuvres. Ce raisonnement, traduit en fait l’essentiel de son œuvre : malgré la densité des couleurs, les tableaux de Najim sont d’une étonnante transparence. C’est la légèreté des souvenirs, la reconstitution de ceux des autres, et la volonté de les immortaliser. Le résultat : paysages, animaux, portraits, fêtes, habits, bijoux et maquillage… présentés en vue d’ensemble, ses tableaux donnent un aperçu de l’élégante et multicolore tradition nomade targuie ou, parfois, peule. Dés son jeune age, Najim commence à s’initier au dessin avec les enfants du quartier que le doyen, son oncle et célèbre peintre Rhissa Ixa, invitait à son atelier le soir après l’école. A l’âge de dix ans, il quitte l’école et regagne l’atelier pour de bon. Il commence par la décoration sur la poterie entamant ainsi son aventure dans l’univers des formes et des couleurs. (...) 

Mohamed Bouhari

Fofomag

Hadja

peintre d'Agadez

hadja

Hadja vit à Agadez : peintre de la vie traditionnelle, ses tableaux, proches de l'Art naïf, fixent sur la toile, les scènes du quotidien, comme s'il voulait, à tout jamais,  garder la mémoire d'un mode de vie en voie de disparition.