uranium

géopolitique des ressources

Lorsqu'un Français commet un crime, la France devient-elle un Etat criminel ? Mais par un raccourci facile, selon le raisonnement "à qui profite le crime ? ", les Touaregs sont accusés parce qu'ils sont les premières victimes des activités d'Areva au Niger.  AïrInfo

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AQMI  enjeu

Rhissa Rhossey

Je me suis longtemps tu, plus que de raison sur cette situation qui ne laisse personne indifférent ici ou ailleurs. 

En réalité c'est un silence embrasé.

La situation actuelle interpelle à la réflexion profondément, sincèrement.

J'ai voulu très sciemment prendre le pouls des médias d'ici et d'ailleurs : nous avons entendu toutes sortes de balivernes, tous ces pseudo connaisseurs des questions sahélo-sahariennes, des  politiques géo-stratégiques du moment, des amalgames de toutes sortes.

Normal, en pareilles circonstances.

A défaut de l' information avec grand  "I " on donne des informations à tout va.

La situation actuelle n'a été médiatique que parce qu'elle touche les intérêts français.

Auparavant, il y eut bien d'autres choses, mais qui ont fait couler moins d'encre et de salive.

La question de l'insécurité au Sahara ne date pas d'aujourd'hui hui mais sa forme actuelle est nouvelle et tout à fait relative au contexte : pour rappel, la décennie quatre-vingt-dix a été marquée par de violentes rébellions touarègues, qui n'ont vu leur dénouement que par des accords plus ou moins contestés.

Dans leurs sillages des intégrations plus ou moins bien vécues …

Quantité des jeunes gens de ces régions ont appris à manier les armes, non dans les écoles mais sur le terrain de combat. Ce sont des compagnies entières qui se sont vues disloquées, évanouies dans la nature au lendemain de ces accords.

Dix ans après, le MNJ n'a pas eu de difficultés pour recruter.

Ceci pour dire que le Sahara est un terrain hautement miné, dans tous les sens du terme.

Tout cela dans un contexte de frustration des populations du Nord qui se sentent lésées par rapport aux richesses exploitées dans leurs zones.


areva

mea culpa d ' Areva

LES SEPT

Ils sont sept  / Sept / Un chiffre étrange / Étrange et mystique

Sept / Emportés du fin fond / De la nuit / Vers où ? / Par où ?

Sept hommes enlevés

disparus

Pourquoi ? / Pour qui ?

Ils sont sept / Je pose sept fois / La même question

TAMGAK / TAGUIRERTE / TINZAWATENE / ou TAIKARENE / Montagnes majestueuses de mon bled / Ô rochers mystérieux
N'avez-vous rien vu passer ?

AQMI, Français ou Américains / De grâce / Allez ailleurs / Porter vos conflits / Nos enfants en ont assez /  Assez du chant des canons

Rhissa Rhossey

Sonichar_centrale

Sonichar  à Tchirozérine

Enfin, ils doivent le faire ...

Cette déclaration est très importante elle doit faire écho aux accusations gratuites des pseudos-experts es Sahara, qui voient en tout nomade un danger potentiel.

La Présidente d'Areva a eu un tact exceptionnel de ne  pas  sombrer dans l'amalgame en vogue.

Attention nous aimons notre pays mieux que quiconque …

Les Chinois, les Français et les Américains n'aiment que le minerais. Nous,  nous sommes nés de ce limon.

A bon entendeur salut !!!

Hier il y a eu un accident sur la route Tchiro-Agadez : des blessés, des fractures et une dame a perdu la vie.

Cet axe routier est une honte nationale c'est une lèpre sur la face de la dignité humaine.

Ce que je dis n'est pas une quelconque diffamation, c'est une réalité flagrante.

J'invite quiconque qui dit le contraire à emprunter tout simplement ce tronçon ...

J'ai adoré le commentaire de Jean-baptiste Placca sur RFI ce matin concernant le délestage d'électricité devenu monnaie courante en Afrique.

Le même qui a prédit la chute inéluctable de Tandja, ce journaliste éclairé, à la voix calme et aux mots qui touchent est une providence pour l'Afrique. 

De toute façon, l'Afrique profonde est avec toi fiston, ta petite voix sereine imperturbable n'a pas de prix ...

Nous sommes ensemble,

Rhissa Rhossey

Issa_e_H

R. Rhossey et H. Lemaréchal

Contribution

LE PAYS DES HOMMES AU CŒUR RICHE

ENLÈVEMENTS D'EXPATRIÉS À ARLIT

Il est des moments où l’actualité ne prête pas à rire. Il est des moments où les événements qui vous assaillent ne vous incitent pas à la bonne humeur. Que dire alors, lorsque vous apprenez qu’un de vos compatriotes a été enlevé dans un pays que vous aimez, puis tué ? Puis à nouveau 5 autres enlèvements. Juste que c’est horrible. Ou encore : « cela aurait pu être moi ».

Qu’ils ont été victimes de pratiques féodales dans le seul but de déstabiliser un pays déjà fragilisé climatiquement, économiquement, politiquement, socialement. Victimes de barbares sans morale qui ne cherche qu’à étendre leur influence par la terreur au mépris de la vie humaine.

Qui plus est, des barbares qui prétendent agir au nom de l’islam.

Mais depuis quand l’islam prône--t-il la violence et la barbarie ? Le Coran, comme d’autres livres saints tels que la Bible ou l'Évangile, ne prône-t-il pas au contraire la paix et la fraternité ? L’amour et la tolérance ? Ces gens là n’ont rien à faire ici et ne pourront apporter que souffrances et tourments.

Ces gens là ne distillent que la mort sur leur passage.

Alors, permettez-moi de vous demander de ne pas céder à la peur, à la terreur. Bien sûr, pendant quelques temps, des ressortissants étrangers quitteront le pays. Bien sûr, il faudra aussi du temps pour que des touristes reviennent au Nord-Niger.

Mais il y aura toujours des gens qui continueront de s’intéresser au Niger pour d’autres raisons que l’intérêt financier.

Pour d’autres raisons que l’exploitation de votre sous-sol. Pour d’autres raisons que le simple plaisir d’une promenade dans le désert.

Ils vous soutiendront et, si on leur en laisse la possibilité, ils reviendront parce qu’ils vous aiment, tout simplement. Parce qu’un jour vous leur avez ouvert votre cœur et que c’est la seule chose qui leur importe.

Parce que, ensemble, nous avons compris que la différence culturelle ou religieuse n’a jamais été un obstacle pour qui que ce soit, pour peu que l’on ait envie de s’enrichir mutuellement de cette différence.

Pour ce qui me concerne, comment pourrai-je oublier l’accueil de mes amis de Timiaou Tassalwat ?

Comment pourrai-je tirer un trait sur l’amitié de Rhissa et d’Ousmane, mes frères ? Jamais je ne pourrais imaginer renoncer à mes déambulations dans le jardin de Goda, à ces soirées passées dans ce village de l’Aïr ou dans le jardin du poète à partager la tagela en famille.

Comment pourrai-je oublier ces puits creusés ensemble, le plaisir de mes amis jardiniers, si heureux de me faire goûter leurs légumes fraichement cueillis ou déterrés. Comment imaginer, qu’un jour, je ne puisse plus échanger de poésie avec

Rhissa ? Ne plus écrire à deux voix, crier notre révolte à deux plumes ? 

Hubert Lemaréchal  AïrInfos

Le point de vue d'un Touareg : "Arrêtez de faire l'amalgame entre mon peuple et les terroristes d'Aqmi"

Assan Midal est guide touareg dans le désert du Sahel. Il est actuellement à Nyamey, la capitale du Niger, où il s'occupe d'une ONG spécialisée dans l'éducation. Aqmi et les Touaregs, ça n'a absolument rien à voir. Nous ne faisons que partager le même immense territoire.

https://observers.france24.com
Front Patriotique Nigérien

C'est pourquoi, dans la perspective de consolidation et pérennisation cet acquis majeur, le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) et le Front Patriotique Nigérien (FPN), principaux acteurs de l'ex-rébellion ont décidé de créer une coordination dénommée coordination de l'ex-résistance armée (CERA).

http://fpn.blog.free.fr