Cris de rage,

almz

almiz  A. Tambo

« Nul ne m'imposera le silence »

ÉTERNEL CRI

Pour que le soleil éclose /Brisons la carapace du silence / Lâchons le temps des mots Sur le rideau de l'indifférence

 CRIONS CRIONS

 Ce cri / Commun à tous / Ce cri qui a traversé les siècles / et les continents

 Toujours jeune, toujours frais / Comme né d'aujourd'hui

Pourtant, / Pourtant / Aussi vieux que l'homme

 Ce cri qu'on nomme / Liberté, Dignité / Et qu'on poussera / Tant qu'il y aura des chaînes

Éternel cri

Rhissa Rhossey

Cris d'impuissance,

AMICHINN

amichinn  A. Tambo

de ne pouvoir changer le destin de notre Peuple,

TIGUATTAWEN 2

tigattawen  A. Tambo

de ne pouvoir changer le destin de notre Sahara,

alata

alata  A. Tambo

de notre Sahara, confiné, empaqueté et livré au diable ...

A. Tambo

133316_452055848178062_1073175616_oHawad et Mossa ag Attaher

Poésie d’embuscade
(extrait)

Les airs et les sables / s'enduisent d'huile de coco / gélatine graisse fondue / haut-le-coeur / pour amadouer / les rayons du soleil. Ô monde, / jusqu'à combien de rives, / âmes et corps / sens-tu le pet global du tourisme ? / Là-bas comme ici / je vois la veuve Temoust, Temoust la Touarègue / elle dont la crevasse des yeux / ou la rocaille des pieds nus sont nourris des griffes du sirocco / et des dards du soleil. / L'ocre mat de l'épiderme / de ses enfants l'a cuirassée / pour affronter les scies et les faux / de ses tortionnaires.

(...)

Et toi, tu veux encore rêver ? / Armés de scies électroniques / et de poignards laser,  / ils sont revenus / dans le sillage de leurs crimes. / D'une seule voix, / ils ont hurlé : /- "A la racine de la luette, / il faut couper toutes les langues harpon / de celle du poète à celle de la chèvre et du gecko de leurs ravins. / Et  au-dessus du col, / gecko, chèvre / et râle du choucas / perpétuent les résonances / des cordes vocales rompues. / Au pays des cris de la pénombre, / pays du génie qui appelle à la montagne, / nous tous comme les rocailles de nos plateaux, nousgrommelons et griffonnons / à l'oreille de la pierre / un mélange de sons et de signes fourchus et branchus / comme les griffes des vautours, / nos ancêtres / qui nous mangent la langue. / Et nous parlons avec des / langues remuantes / tels les sabots des chèvres de nos mères / que nous trayons dans les chambres d'échos / de nos bouches. / Nos bouches emplies de lames de verre / et de mots munitions des révoltes à  / venir.

 
Traduit du tamajaght par Hélène Claudot-Hawad
 

Imarhan N'Tinezraf   Edeslegh Imadjera

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