Festival International du film amazigh

Le 6e Festival international du film (FIFA) Issni N’ourgh, qu’abrite depuis mercredi dernier la ville d’Agadir, au Maroc, se veut, selon les organisateurs, un hommage aux Touareg d’ailleurs.

Lors de son allocution inaugurale, le directeur du FIFA, Rachid Bouksim, a souligné l’importance de cet hommage.

« Notre saga continue à étinceler dans un contexte universel marqué par la problématique touarègue qui reflète non seulement un chevauchement d’intérêts ; elle prédit plutôt un cataclysme politique qui risque de déloger la région. L’hommage qu’on réserve au cinéma Imouhagh, cette année, suscite plusieurs contemplations de l’histoire, la mémoire et les droits de l’homme »

A l’occasion, l’artiste peintre et poète Hawad et son épouse, Hellène Claudot ont mis en place une exposition sur les Touareg. « Ces tableaux reflètent la situation difficile que vivent les Touareg spoliés de leurs biens.», nous a dit Hawad.

 

Dans le même sillage, un film intitulé Asshak a été projeté au public au niveau de la salle de la Chambre de commerce d’Agadir. Cette production cinématographique de la réalisatrice Ulrike Koch essaye d’expliquer, via l’image, le quotidien du peuple targui dans le Sahara caractérisé par la chaleur torride et le froid glacial. « Les Touareg observent l’ässhäk, une sorte de code moral qui garantit la survie de leur communauté. il signifie le respect de tout être vivant et un comportement digne  explique cette réalisatrice suisse dans le synopsis de son long métrage.

Pour ce qui est de la section court métrage, on note la présence de «Yidir» de Tahar Houchi , «Encre et le monde» de Sofiane Bellali et «Banc Public» du chanteur kabyle Djamel Allam  , tandis que «Matoub Lounès, le combat éternel» de Tahar Yami et  «Tiâawinine, ça coule la source» de Djamel Aït Iftène , sont en lice en catégorie documentaire.

En marge des projections, un colloque est au programme.
Le jury de ce festival est présidé par Rachid Niny, journaliste marocain, assisté, entre autres, par Djamila Amzal, une actrice connue notamment par sa participation dans des films kabyles comme La Colline oubliée de Abderahmane Bouguermouh et La Montagne de Baya de Azeddine Meddour.

Agadir (Maroc) - De notre envoyé spécial Hafid Azzouzi