Timia (7)

 Jeune femme de Timia  Assarid Ilias

Pour une belle sahélienne

Ton sourire pudique ouvre les frontières de la douceur / comment as-tu fait pour être si inspirée ? / d'où vient ta parole de femme qui transperce le cœurs des hommes ? / Sous ton voile de timidité feinte, tu mijotes d'autres / perspectives / Tu rêves de nouveaux horizons pour créer de la beauté / Tu rêves d'infini alors que rien n'est encore joué / Tu avances d'un pas chaloupé et ta démarche entraîne nos / regards masculins / dans des promesses de lumière... / Tu vois souvent ce feu que tu allumes dans mon regard /  Tu le comprends et le calme sans le brusquer / Je me demande ce que tu vois quand tu fermes les yeux ... / J'aimerai être sous  tes paupières pour apercevoir les / merveilles de ton univers peuplé d'étoiles / J'aimerai me faire si petit pour pour être un bouton de ta / chemise / Et je sentirai le parfum de ta peau / Et j'écouterai les pulsations de ton cœur / Même si quelque chose me dit que tu es une forteresse  / imprenable

Même si ....

Yunus Ocquet

mr054

Cherguiya

Nattes piquetées de perles  / Et de blancs osselets  / Seins pleins  / Terre de chair brune  / Aux épis indolents  / Drapé désinvolte / D’un pagne-cola  / Sur le nœud coulant  / D’un regard blême / Tempête d’hivernage.

La dernière ode, d’une beauté troublante, évoque " la femme inaccessible, que je cherche et que je n’ai pas rencontrée. Une femme fouettée par la pluie et le vent. Une femme vers laquelle je tends. " Muse imaginaire, idéale et exaltée, Cherguiya emmène le lecteur au cœur d’un désert mauritanien tourmenté et sensuel.

Moussa Diagana