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Rhissa Rhossey  Tchiro, le o7/11/2013

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 Ghislaine Dupont et Claude Verlon à Kidal  mai 2013

Ghislaine et Claude sont morts en vainqueurs

" Il est clair qu’à travers eux, c’est la liberté d’informer et le droit de l’être qui sont visés, en premier lieu. Ils étaient des témoins  qu’on a voulu faire taire. Mais ils se trompent ces illuminés. La vérité est une lumière éternelle. Elle ne s’éteint pas.

Ces journalistes, dont le professionnalisme est de notoriété générale, étaient là pour comprendre les Maliens, les aider à se comprendre entre eux, et diffuser leur message de paix, de fraternité et de solide réconciliation à travers les ondes d’une radio mondiale. Ils n’avaient comme armes que leurs « Nagra », leurs dictaphones, leur savoir et leur valoir. "

Debellahi

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Des assassinats révélateurs de l’instabilité au Nord-Mali

Mali:la France touchée au cœur…

Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été abattus samedi dans le nord du Mali. Envoyés spéciaux de Radio France Internationale, ils se trouvaient à Kidal, réalisant un reportage en vue d’une édition spéciale consacrée au Mali que devait diffuser RFI les 7 et 8 novembre. Selon une source, les journalistes sortaient peu après 13 heures de chez Emberry ag Rissa, membre du MNLA, quand un pick-up conduit par des hommes armés aurait surgi et forcé les reporters à monter à bord. Les corps des deux journalistes, criblés de plusieurs balles, devaient être retrouvés quelques heures plus tard à environ 12 kilomètres au nord de la ville. Le Ministre des Affaires étrangère a affirmé dimanche que les auteurs étaient les « groupes terroristes qui refusent la démocratie ». Sans les nommer, Laurent Fabius désigne comme responsables Aqmi ou une autre des mouvances salafistes qui gravitent dans le nord du Mali comme le Mujao, Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest. Jamais jusqu’à présent, le Mali ou même le Sahel n’avaient connu un tel enchaînement de rapts et de meurtres dans un délai aussi court. Alors que les troupes françaises comptent encore 3000 hommes dans le pays, ces faits soulèvent des questions, tandis que de nombreuses zones d’ombre subsistent sur les causes et les circonstances de l’assassinat des deux journalistes aguerris qu’étaient Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

Les invités d’Arnaud Ardoin en débattent ce soir sur le plateau de Ça vous regarde.

On parlait d’une guerre « gagnée »

Au-delà de la peine immense, de la révolte, du dégoût, la mort de nos deux confrères de Radio France Internationale (RFI), assassinés près de Kidal, dans le nord du Mali, nous pose une question troublante. Elle se formule ainsi : à partir de quand peut-on dire qu’une guerre est « gagnée » ? Au Mali, il semblait acquis que l’offensive française décidée par François Hollande au début de cette année avait atteint ses objectifs. La souveraineté de Bamako avait été rétablie sur l’ensemble du territoire, et les djihadistes à peu près éliminés. Techniquement, l’opération militaire avait été bien conduite, et saluée comme telle un peu partout dans le monde. Quant aux élections organisées dans la foulée, elles s’étaient déroulées mieux encore que ne l’espérait l’Élysée.   Lire

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Mathieu Guidère: «La justification politique de l'assassinat est un maquillage»

Assassinat par Aqmi de Ghislaine Dupont et Claude Verlon: faut-il croire au mobile politique ?

Simplement, la justification qui a porté à cet assassinat, à savoir punir la France des crimes qu’elle accomplit au nord du Mali, paraît tout à fait en déphasage et en décalage par rapport à l’objet précis de cet assassinat. Si véritablement il fallait juste les assassiner pour punir la France, pourquoi ne l'ont-ils pas fait directement devant la maison du notable où ils sont venus les chercher ? Donc la justification paraît aujourd’hui un prétexte et un maquillage politique de cet assassinat. Les jours à venir nous diront la raison réelle pour laquelle ils ont été assassinés.   Lire