ACHARIF

Acharif Mohamed Mokhtar

Acharif Mohamed Mokhtar

Acharif Mohamed Mokhtar, alias Asha Ag Habata est un touareg de la tribu Ifoghas de Tidène, massif de l'Aïr au nord du Niger. Il est né en 1971. Élève brillant : Il a fait ses études primaires à l école des missionnaires du département de Tchirozerine, Premier du centre aux examens primaires son père garde républicain l'inscrivit au prytanée militaire en tant qu'élève-officier à Saint Louis au Sénégal , il continua des années 1985-2001 sa formation d officier à Bouake en côte d Ivoire, puis à Kouli-koro au Mali et à Alger. Il revint au Niger début des années 2000 pour devenir officier responsable du  centre  d' instruction militaire de Tondi-Biah à Niamey.

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Adrar des Ifoghas

De 2002-2004 il sera adjoint au Commandant des forces régionales de maintien de la paix au Lac Tchad. À son retour il sera nommé Directeur administratif et financier des FNIS ( Forces Nationales d Intervention et de Sécurité en 2004-2006. Il sera l'artisan de la modernisation de l administration militaire au Niger : en l informatisant, en encodant les archives ( une première au Niger!) et décentralisant les différents départements administratifs et financiers au niveau régional. Brillant et efficace le premier ministre Hama Amadou le nommera au poste de Directeur administratif et financier de L'hôpital national de Niamey 2005-2006, une nomination qui déplut à son supérieur hiérarchique et chef d état major des armées le général Moumouni Boureima (impliqué dans plusieurs coups d états au Niger). II le fut arrêté sans preuves ni procès à la cellule de l'état major. Au sortir de cette brutale arrestation sans motif valable, le Capitaine Acharif ira se réfugier au Mali jusqu'en février 2007. Après l'attaque d'Iférouane au Niger en février 2007 par les éléments du MNJ ( Mouvement des Nigériens pour la Justice ) qui réclament une meilleure répartition des recettes de  l' Uranuim exploité dans les zones nord Touaregues du Niger, il sera arrêté par l'armée malienne qui l'accusera d'en être l'auteur. Il rejoint le MNJ dont il deviendra vice-président dans le maquis de Tamgak en mars 2007. Avec son oncle maternelle : Mohamed Soliman ils livrerons leur derniers combats à tezirzayt sur le Mont Tamgak au Nord Niger le 28 juin 2008. Touché par des tirs des missiles et de mitrailleuses des M24 il sera fait prisonnier, exécuté plus tard et filmé par ses ex-compagnons d'armes sur ordre de son ex chef d état major des armées, le Président nigerien avec l'appui de Paris et Areva, pour avoir osé demandé les droits de son peuple sur ses terres. La vidéo de cette exécution extra judiciaire est une preuve irréfutable de crime de guerre et de violations flagrantes des conventions internationales ratifiées par le Niger. Ils reposent toujours dans le Sahara nigerien dans une fosse commune, lui et plusieurs de ses compagnons Touareg du MNJ.

D'après l'article publié par Ibanakal Torma

Rhissa Rhossey : Désert rebelle, poèmes de la rébellion touarègue - Touareg du Niger, rencontres au fil du temps.

Récemment certains jeunes auteurs ont eu recours à l'écriture pour fixer leurs textes. Les tifinagh, alphabet touareg, ne servent traditionnellement qu'à transcrire des messages confidentiels, graver des inscriptions sur roche pour marquer une étape de voyage ou établir des comptabilités fastidieuses. Pourquoi ce passage soudain à l'écrit ?

http://touaregsmirages.canalblog.com

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Acharif

Abdallah Oumbadougou :

Dans mes dernières chansons, je ne parle pas que du Niger et des Touaregs, mais des problèmes que connaît toute l’Afrique. Quand j’ai écrit Imidiwan, par exemple, je ne pensais pas que la révolution des peuples arabes ou les émeutes dans certains pays seraient aussi rapides. Mais j’avais compris qu’un jour les peuples se réveilleraient pour ‘ dégage r’ leurs dirigeants dictateurs et corrompus. "‘ Imidiwan " veut dire " les amis ". Ma chanson dit :

" Mes amis révolutionnaires, aujourd’hui la montagne a chaud et elle a besoin de vous. Elle a besoin de vous, car des choses s’y passent et vos amis ont besoin de votre soutien. "

C’est une chanson révolutionnaire. Elle parle de l’attaque de Iferouane au début de la dernière rébellion en 2007. Mais elle évoque aussi des humains qui ne se sentent plus libres. Je revendique des droits non seulement pour les Touaregs mais pour tous les nomades et tous les peuples qui se sentent opprimés.”

Abdallah Oumbadougou