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ARLIT :

Le train de l’après mine en bonne marche grâce aux efforts de la société civile et les élus locaux

Née sous l’appellation Arlit en 1968 au début de l’exploitation de l’uranium par la SOMAIR une filiale d’AREVA au Niger. La ville comptait en 1968 moins de 2000 habitants et aujourd’hui cette ville compte environ 2O0 000 habitants. Avant l’exploitation de l’uranium c’est une région à vocation pastorale ou vivent les nomade Touareg qui pratiquent l’élevage de chameaux, chèvres, moutons.
Aujourd’hui après un demi-siècle d’exploitation de l’uranium, la population et ses représentants constate avec amertume qu’AREVA et ses filiales ne disposent d’aucun document contenant concrètement leur politique de développement durable pour la région. Il apparait évident que toute la politique environnementale et celle du développement durable virtuel prônés par AREVA et ses filiales ne visent qu’a se soustraire de la loi selon l’ONG AGHIRIN’MAN qui milite pour la protection de l’environnement et le mieux être de la population.
Née en 2000, l’association AGHIRIN’MAN a été confrontée par le manque de compréhension ou non prise en compte par les politiciens des problèmes des populations autour des mines d’uranium. Donc pour s’imposer l’ONG est passée par des sensibilisation à travers des prises de positions lors des réunions des responsables locaux et nationaux,a  écrit dans les journaux nationaux et internationaux, sensibilisation à travers les medias , prise de contact avec des organisations nationales et internationales.

marine

Entretien avec Almoustapha Alhacen

Aujourd’hui après dix sept ans d’existence le combat de cette ONG membre actif de la société civile donne ses fruits fait remarquer Hamza un habitant d’Arlit car l’association dirigée par Almoustapha ALHACEN a pris beaucoup d’initiatives dont l’organisation de marches et meetings de la population autour des mines pour réclamer une meilleure protection de l’environnement et des retombées financières de la manne de l’uranium. Cela a abouti a un accord avec les sociétés minières filiales d’AREVA au Niger pour leur participation au développement durable des communes (Arlit, Gougaram, Dannat, Timia et Iférouane) directement impactées par les activités minières à hauteur de 500 millions de FCFA par an depuis 2006 auxquels s’ajoutent les 15% de redevance minière versés par l’Etat chaque année.
Les actions de mobilisation de la population a travers la société civile ont permis aussi d’arracher l’engagement d’Areva pour le bitumage des rues d’Arlit (3 milliards FCFA) afin d’atténuer l’impact des poussières dans cette ville pour améliorer la situation sanitaire des populations affirme AZHARA femme leader. Almoustapha ALHACEN s’est réjouit aujourd’hui de voir que les populations ont amélioré leur capacité de défense de leurs intérêts face au multinationales et à l’Etat. Les sociétés minières réagissent à la pression de nos actions notamment dans la prise en compte des questions de protection de l’environnement affirme t’il très fier de leur combat.

Arlit

"We're very rich, but only in pollution '

Aujourd’hui sur le terrain les populations savent c’est quoi la radioactivité dans les mines d’uranium, comment se protéger, elles réclament à l’Etat et aux multinationales plus d’action et d’investissement dans le développement durable, elles réclament de plus en plus l’application de certains lois, elles veulent être informé, formé et sensibilisé. Il y a de plus en plus des organisations qui se créent notamment chez les femmes et les jeunes qui réclament des formations dans le domaine minier affirment des jeunes qui apprécient les efforts de l’association.
Après tous ces résultats encourageant AGHIRIN’MAN passe aujourd’hui a la vitesse supérieure, l’après mine, dans cette optique cette association de la societé civile multiplie des ateliers de sensibilisations au profit des jeunes, femmes et medias privés locaux, des forums Placée sous le thème " Réaménagement des sites miniers après exploitation".

AREVA

Niger, la bataille de l'uranium

Ces rencontre organisée par l'ONG Aghirin’man de Almoustapha ALHACEN avec l'appui de la Fondation Rosa Luxembourg, suscite un grand intérêt à Arlit. Ce genre de rencontre que nous organisons loin d'indexer quelqu'un se veulent une alerte, un cri de cœur pour que ce qui profite à tous aujourd'hui ne soit pas la malédiction des générations à venir nous confie le président de la dite ONG fier d’être comprit par la population et surtout par les élus locaux qui appuie leur initiative.
Abdourahman MAWLI maire élu de la commune d'Arlit, salue cette initiative de l'ONG Aghirin’man qui ouvre le débat sur l'après mines. " Ce sujet me touche au plus profond, c'est un débat important qui touche toutes les couches sociales. On adhère à cette dynamique d'éveil de conscience pour éviter à nos populations de vivre le drame que vivent d'autres de part le monde a-t-il dit avant de poursuivre que cette question préoccupe le conseil municipal d’Arlit et est au centre de leurs débats car on le sait bien que même si les mines ferment les populations vont rester sur place estime le maire.
Et MAWLI de nous dire : ce sujet, nous le discutons a chaque conseil municipal et nous interpelons aussi les sociétés minières et l’Etat sur le fait que les mines ont une durée de vie, par conséquent il faut préparer l’après mine. Pour cela la commune du maire Abdourahman MAWLI est entrain de prendre des mesures pour que la population ne ressentent pas l’après mine et pour cela il faut que l’Etat et les sociétés puissent mettre en place un fond qui va permettre a la commune de réaliser des infrastructures capable de supporter les difficultés qui vont advenir après la fermeture de ces exploitations minières et déjà a souligner le maire la commune a fait un grand pas dans le cadre de son programme Arlit SARHO ou Arlit la coquette.
Grace a cette synergie société civile et élus locaux d’Arlit on peut dire que le train de l’après mine est en bonne marche a Arlit ou le maire Mawli et le président Alhacen multiplient les sensibilisations pour mieux préparer les populations a affronter la nouvelle vie qui les attend, une vie sans les mines.

Issouf HADAN

Uranium au Niger: un défenseur de l'environnement récompensé par un prix - RFI

" C'est un honneur pour moi, pour ma famille et pour mes amis avec qui j'ai mené le combat pendant plusieurs années, et pour l'Afrique en général et particulièrement le Niger, reconnaîtAl-Moustapha Alhacen, interrogé par RFI. L'uranium est devenu un problème mondial et un problème sanitaire sur la planète.

http://www.rfi.fr

Arlit : " La colère dans le vent "

Documentaire d' Amina Weira