HAWAD ET IBANAKALTORMA

Hawad et Ibanakal AG Torna

Avec Bilatane et professeur Zakara / Rencontre de la diaspora Touarègue à Evreux  - 2017

La rencontre de la diaspora Touaregue à Evreux c'est bien passée. Au programme : des conférences, échanges associations, délégations venues d' Europe, expositions et concerts etc.
Elle a accueillie plusieurs personnalités politiques dont le ministre Ag Boula et l'ex-premier ministre Hama Ag Amadou.
La vedette cette année a été l écrivain philosophe Hawad, dont les jeunes de Toomust ont appréciés les livres, textes, citations, échanges etc.
Nous avons accueilli aussi des amis européens et Africains voir d autres continents.
La rencontre a été aussi une occasion d échanges riches et solidaires.
L'accent a été mis sur l'organisation des bureaux ODTE dans tous les pays européens et le développement durable de nos pays et régions respectives.
Cette année a vu aussi la participation des jeunes des différents pays se côtoyer et échanger autour des questions relatives à la culture, aux études, au travail et à une meilleure organisation des futures éditions.
Nous remercions l ensemble des participants et des partenaires à Evreux en France.

Tanimert -Merci

Ibanakal AG Torna

Conseiller de l ODTE/ Bruxelles

 Signe des temps,

Hama Amadou à la rencontre de la diaspora touarègue en Europe : Visite de courtoisie ? 

Publié par  NigerInter

Le 16 août 2017

Je suspends mes séries de publications sur l’OUA et l’UA ainsi que celles que j’ai commencées sur les Indépendances, les Conférences Nationales et les Tables Rondes. Actualité oblige !
En effet, il s’agit de la rencontre traditionnelle de la Diaspora Touarègue en Europe qui a eu lieu du 22 au 23 Juillet 2017 dernier en Normandie. Un rassemblement culturel périodique traditionnel qui est propre à toutes les Communautés non seulement  nigériennes mais mondiales, pour échanger et festoyer. Cela depuis la nuit des temps et qui n’a jamais donné lieu à des polémiques ou autres velléités. Chaque année sinon épisodiquement ou périodiquement, ces genres de rassemblements sont mêmes conseillés et s’inscrivent dans une logique de la construction du renforcement de l’unité nationale et de la sauvegarde des acquis. Une Nation et un pays sont construits à l’image d’un puzzle où chaque élément se rattache et s’incruste dans l’autre pour créer la maison ou la bâtisse commune. Les Communautés demeurent ces éléments qui forment l’ossature d’un destin commun : Un pays, un Peuple, une Nation, une République, un Territoire où chaque partie contribue positivement au développement de tous, dans une diversité naturelle.

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Ces derniers temps, certains médias nationaux et les réseaux sociaux ont fait état de la visite de Mr Hama Amadou au rendez vous annuel de la Diaspora Touarègue en Europe. Chacun y est allé de son analyse politique, avec parfois des extrapolations excessives et rapides. Pour ma part, je voudrais me limiter aux faits et au symbole que cela peut représenter au regard de l’intérêt de notre pays et de sa cohésion sociale et nationale.
De quoi s’agit –il ? D’un rendez-vous annuel organisé par l’Organisation de la Diaspora Touarègue en Europe (ODTE) dont le président, Mr Abdoulahi Attayoub habite d’ailleurs à Lyon, comme moi, et connu de nous tous et qui participe à toutes nos activités nationales. Nous travaillons et contribuons souvent en collaborant dans des écrits pour discuter des sujets de société, comme entre intellectuels. II m’est arrivé de cosigner avec lui un texte publié sur la situation politique de notre pays.

Vidéo publiée sur FB par Mano Itous Ohar

L’ODTE regroupe des Touaregs originaires de plusieurs pays dont le nôtre. Et la composante nigérienne est très importante. II est par conséquent normal qu’une autorité ou une personnalité nigérienne ou tout nigérien s’y intéresse au delà de nos débats politiciens. D’ailleurs, une personnalité appartenant au gouvernement actuel a également fait le déplacement pour aller saluer les participants à ce rassemblement en Normandie. Un lieu symbolique dans l’Histoire de l’Afrique et de l’Europe. II faut parfois prendre le temps de revisiter l’histoire mondiale.
Il appartient donc aux autorités diplomatiques de notre pays et à ses représentants en Europe de savoir comment approcher ce type d’organisations pour en comprendre les objectifs et établir si nécessaire des rapports au regard des  intérêts de notre pays.
La visite de Mr Hama Amadou intervient, c’est vrai dans un contexte politique tendu au pays et son interprétation ne peut pas échapper à cette situation. Mais, comme les autres  Diasporas en Europe ou dans le Monde, celle-ci comprend également des sympathisants de toutes les sensibilités politiques du pays. II n’y a vraiment pas d’objet à polémique et les personnes qui parlent de «rébellion» véhiculent peut-être sans en être conscientes, des idées qui sont autrement plus subversives et contraires à la cohésion nationale et à l’unité dont le pays a tant besoin par les temps qui courent.

Vidéo publiée par Sidi Abba


Je rappelle ici que d’autres communautés nigériennes s’organisent en Europe et dans le Monde sans que pour autant cela ne pose aucune question ni ne provoque la moindre irritation. Je précise que les Peuls d’Afrique et dans toutes leurs composantes dans le Monde se réunissent régulièrement pour discuter, échanger, partager pour évoluer dans la Cohésion et l’unité de leurs pays respectifs. Ils y font l’état des lieux des progrès enregistrés et des dispositions à prendre pour consolider davantage les acquis. II y a un ou deux mois que les Peuls d’Afrique et du Monde se réunissaient pour discuter des  problèmes de la vie et du renouvellement des instances de leurs structures. Dans leur cahier de charges des problèmes rencontrés dans chaque pays avec leurs frères sédentaires au niveau des pâturages. Afin d’éviter des tueries insensées, des inutiles bagarres dans leur vie quotidienne. Ils exigent aussi l’enseignement de leur langue le Poular dans les écoles et collèges si ce n’est aussi bien au niveau des Universités pour ne pas perdre leur culture. Ce qui est indispensable pour toute communauté dans une coexistence pacifique.

 

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Cette assemblée ou rencontre des Peuls avait été présidée par l’Honorable Ali Nouhou DIALLO, un homme respectable, pionnier parmi les pionniers des Indépendances ; ancien étudiant de la FAIENF, l’Association des premières élites africaines qui réclamaient l’Indépendance de notre Continent africain, ancien Parlementaire, ancien Président de l’Assemblée Nationale du Mali, ancien Président du Parlement de la CEDEAO. Le Peul qui a un chapeau Peul posé à l’arrière de sa voiture un accroché dans son salon et un presque en permanence sur sa tête. Et lorsqu’on lui dit que «c’est trop», il répond en souriant «non». II fut d’ailleurs un promotionnaire à notre célèbre ainé Sanoussi Jackou TAMBARI . Je terminerai ma contribution en disant que ces rencontres culturelles d’échanges entre communautés entrent forcément dans la logique de la Renaissance Culturelle prônée par le Président de la République et Chef de l’Etat Mr ISSOUFOU Mahamadou dans son programme de développement. Ces rencontres et rassemblement qui se font partout entre nos Communautés diverse, augurent aussi de la vitalité de notre Démocratie et de notre souci permanent d’unir nos efforts, nos intelligences. Pour continuer à bâtir un havre de paix et de tranquillité dans une Afrique libre et indépendante. Le Niger demeurant notre seul et unique bien commun.


Dr Abdoulaye ASSANE DIALLO

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Photo A. Contreras

Des nouvelles du désert avec la diaspora touarègue (AUDIO)

Publication: Depuis une dizaine d'années, la diaspora touarègue en Europe, réunie au sein de l'Organisation de la diaspora touarègue en Europe (ODTE), se retrouve une fois par an. Cette année, la rencontre a eu lieu en France, dans le département de l'Oise (Picardie), du 29 au 1er juin.

http://www.huffpostmaghreb.com

Attayoub-reseiz

Abdoulahi Attayoub 

Niger : Pour un sursaut national !


Insécurité, corruption, laisser-aller…. les ingrédients d’un chaos annoncé ?


L’inquiétante évolution de la situation politique et sécuritaire au Niger menace de faire sauter le verrou de stabilité que constitue encore ce pays dans la bande sahélo-saharienne.
Un an après sa réélection à la présidence de la République lors d’un scrutin qui n’avait pas brillé par sa qualité et sa transparence, Issoufou Mahamadou fait face à une situation explosive qui appelle un sursaut national à la mesure des risques encourus par le pays. Aux risques sécuritaires de plus en plus préoccupants s’ajoute une multiplication d’affaires de corruption dont les soupçons pèsent sur des personnalités éminentes du pouvoir.
Les attaques armées contre les forces de sécurité se multiplient ces derniers mois et ont déjà causé la mort de plusieurs dizaines de personnes. Ces attaques posent question sur l’état d’esprit des forces de sécurité, leur moral et les moyens qui sont mis à leur disposition pour assurer leurs missions. Il faut dire que les autorités du pays font preuve d’une inertie coupable face aux menaces qui le guettent. Cet état d’esprit contribue à la baisse de la vigilance, y compris au niveau des postes avancés des dispositifs sécuritaires. Les choix stratégiques du gouvernement pour assurer la sécurité du pays obéissent, en effet, à des logiques hasardeuses qui ne vont ni dans le sens de l’unité nationale ni dans celui de la recherche de l’optimisation des moyens dont il dispose. L’opacité autour des conditions d’installation des bases militaires étrangères nourrit de plus une certaine méfiance de la part de la population et d’une partie de la classe dirigeante.
La sécurité du pays passe également par une responsabilisation de la population. Or l’Etat tarde à procéder aux changements nécessaires dans sa politique sécuritaire. Il existe encore des crispations dans la politique de recrutement au sein des différents corps de défense et de sécurité. Ces crispations, de plus en plus flagrantes, sont des vestiges d’une vision que nous espérions révolue dans les rapports de l’Etat avec certaines communautés nationales. Les incohérences qui résultent de cette situation affaiblissent considérablement les capacités opérationnelles et limitent l’efficacité des dispositifs sécuritaires.
Par ailleurs, le deal avec l’Union européenne pour contenir les vagues de migrants qui transitent par le Niger ne devrait pas se faire sur le dos des populations locales. L’Etat se doit de veiller à l’impact des engagements pris avec ses partenaires sur la cohésion socio-politique des régions concernées. La même attention devrait concerner la gestion des différents sites aurifères dans le nord du pays. Les incidents récurrents enregistrés ces derniers mois découlent d’une situation anarchique dont le contrôle risque d‘échapper, si on n’y prend pas garde, aux services de l’Etat. De plus, la corruption et la prolifération des trafics en tout genre constituent un facteur de déstabilisation dont les conséquences pourraient être à très court terme désastreuses pour le pays.
Le gouvernement rencontre de plus de difficultés à trouver les moyens d’assurer un fonctionnement normal de l’Etat. Et le président de la République sillonne la planète tout entière pour trouver de quoi payer les salaires des fonctionnaires et prévenir une dislocation toujours possible de certaines institutions de l’Etat. Le citoyen un peu informé ne peut s’empêcher de faire le rapprochement entre l’état des finances du pays et l’importance des sommes en jeu dans des malversations qui semblent impliquer certaines personnalités du pouvoir actuel.
Cette situation plonge inexorablement le pays dans une atmosphère délétère, risquant ainsi de donner raison aux observateurs les plus pessimistes quant à la capacité du gouvernement actuel à mettre le pays en situation de résister aux assauts de l’adversité.
Les circonstances l’exigent : il y a lieu d’espérer une prise de conscience rapide du pouvoir afin de mobiliser l’ensemble des forces politiques du pays dans un élan patriotique. Si ce sursaut n’intervient pas rapidement, il est à craindre que les populations ne commencent à s’organiser afin d’assurer elles-mêmes leur propre sécurité et palier ainsi les insuffisances de l’Etat.
Le président Issoufou Mahamadou ne donne pas l’impression de prendre réellement la mesure des menaces qui pèsent sur le pays.
L’inquiétude de certains observateurs quant à la nature et au degré de la collusion du pouvoir avec certains milieux affairistes se justifie pleinement au regard de l’importance de l’emprise de ces milieux sur la gestion politique du pays. Cette situation désorganise la vie politique et aboutit souvent à des tensions dont les conséquences sont encore sous-estimées. Certains comportements risquent de mettre à mal la cohésion nationale, donc la capacité du gouvernement à fédérer les forces vives du pays pour faire face à un environnement géopolitique qui n’a jamais été aussi menaçant !
La question de la gouvernance demeure l’axe central d’une pratique politique dont la finalité est de veiller à la consolidation de l’unité du pays afin de faire face aux défis du développement. Les dirigeants risquent d’être rapidement débordés, là aussi, par les aspirations de la population à prendre directement en charge sa sécurité et ses politiques de développement local. On assiste en effet à l’émergence d’une conscience politique largement portée par l’utilisation de nouveaux modes de communication qui favorisent la circulation de l’information et la confrontation des idées.
Le refus de la classe politique de procéder aux réformes nécessaires à la consolidation de l’autorité de l’Etat risque de décrédibiliser l’ensemble des pouvoirs publics auprès des citoyens. Le pacte national se construit généralement à travers des institutions crédibles, dont les qualités d’équité et d’impartialité ne doivent pas faire aussi souvent débat ! En la matière, le Niger a encore du chemin à parcourir. Une population dont le taux d’alphabétisation est encore trop bas pour exprimer des choix politiques suffisamment éclairés laisse trop souvent les élites livrées à elles-mêmes, à leurs turpitudes de toute nature préjudiciables aux uns et aux autres. Ces élites se complaisent par conséquent dans une pratique plus proche de la gestion des affaires courantes que d’une gouvernance patriotique qui devrait impérativement intégrer réellement les intérêts vitaux du pays dans leurs différents aspects.

Abdoulahi Attayoub

Lyon (France) 27 février 201