Mamalalla3

Les hommes voilés, qui jettent un regard fier du haut de leurs chameaux sont, depuis toujours, aux yeux des Européens, les nobles cavaliers du désert. Mais que savons-nous des mères, des femmes, des sœurs et des filles touaregs ? Elles semblent jusqu’ici avoir été guère dignes d’intérêt…. Le film montre la vie des femmes dans un campement au bord du Sahara. Une vieille femme nomade et sa fille, qui depuis son mariage habite en ville, se disputent au sujet du bonheur: où le trouve-t-on, dans le désert ou en ville? Hommes et femmes discutent ouvertement de l’amour, de la souffrance et de la passion…De façon surprenante, transparaissent à travers leurs paroles la conscience de soi, l’indépendance et le courage de ces filles des sables…

filmkraft

Frauenkreis


Au travers de la vie des femmes du désert, Adalil éclaircit les problématiques sociales des Touaregs dans les années 1990 : l'immigration vers la ville, le refus de changer de mode de vie, les générations qui se succèdent.

C'est une belle approche cinématographique d'un monde étranger, majoritairement filmé comme une curiosité par les Occidentaux. Une oeuvre montée de façon classique mais qui, surtout, laisse la parole aux personnes filmées: les femmes de Djounhan s'expriment et emplissent le cadre, calmes et belles. Riche d'information et d'images, Adalil, qui se démarque des documentaires didactiques réalisés sur les Touaregs, a été réalisé par deux voyageurs. Ce qui se devine par la proximité qui remplit le film.

Sylvie Banuls, Peter Heller, Allemagne, 1991, 

Africiné