01-01-09

Bonne Arrivée,

Hawad (2)

Debout !

Ne tournez ni vous penchez

afin de quemander une galette ou la justice

pour votre désarroi sous la botte d'acier

Redressez-vous,

même si votre stature est voûtée,

redressez-vous

et regardez vers nous.

Hawad


cliquer sur les photos

Ce site est né de la rencontre avec  deux artistes touareg,

Almoustapha Tambo, artiste peintre,

et Rhissa Rhossey, poète 

A

Issa











qui,  malgré  les difficultés ont voulu partager  la richesse de leur Culture, exprimer leurs espoirs et leurs doutes.

Espoir d'apporter des éléments de réponses à ceux qui s'interrogent sur ce Peuple, broyé  par les chaos de l'Histoire, sacrifié sur l'autel du profit.

" Le Peuple amajagh, appelé " touareg " par les étrangers, existe-t-il vraiment ? Son pays au Sahara central est-il un vide, sans âme qui vive, un espace vacant hanté par des êtres chimériques, sans lien entre eux, par des vagabonds sans ancrages, par des voix dérisoires d'un autre temps. "  H. Claudot-Hawad

A Hawad

Pillard au javelot de plume / Je te malaxerai l'encre de la lave / des volcans en fusion / du sperme du lion / du venin du scorpion noir / des salines de Séguédine et Djado

Encre de braises et de feu / qui hissera le Peuple du cheminement / du néant / à la septième voùte celeste

Que le miracle de ton talent / épouse la fougue de nos élans / dans la fièvre de nos délires

Rhissa Rhossey, lycée d'Agadez

Le Peuple des Kel tamasheq

minata (2)


Femmes touarègues

Femmes / Je vous salue  / Roseau fragile mais tenace  / Canne sur laquelle      s'appuyait /  Mon peuple quand il chancelait  / Et titubait dans les  dédales /     Du mépris.

 

dassine_1

 

 

  Imzad, le violon de l'honneur

 


Tifinagh 2

  Tifinagh : écriture des kel tamasheq


forgerons


Les artisans possèdent non seulement l'art de transformer la matière   mais aussi l'art du verbe dont ils usent pour juger, louer ou fustiger lasociété. 


Poémes, contes et proverbes touaregs

ebejud 2

AmerolquisAMAN IMAN



Rhissa

Aïr41684588

Ce pays est beau
Et pour les yeux
Et pour le cœur

 

Compagnons, Ecoutez , / et vous allez entendre. /  Apprenez / ce qui est amer /  et nous est arrivé / Vous ne le soignerez pas / à moins de m'écouter.

Chant anonyme

Les voyageurs, poètes errants

suivent les traces du vent

dans les failles de l'infini

guidés par les éclairs de la nuit

Hawad


Afrique 

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25-02-09

Femmes et excision : regards d'artistes

CONTE FANTASTIQUE CONTEMPORAIN

masque

ANTICLOPOLIS

Nue sous le vieux « bargo » de ma grand-mère, je me recroqueville dans la position du fœtus, la main entre les jambes encore ensanglantées. Je revois encore comme en playback la fulgurance de cette lame assassine qui agressa mon intimité, ma féminité et mon humanité. Oui, mon humanité car, j’ai cessé d’être une personne depuis que cette vieille femme aux mains fossilisées avait jeté son dévolu sur mes amies et moi, avec la complicité active de nos parents, des voisins et de tout le village.

Pendant que je revivais cette scène douloureuse mes paupières s’alourdirent et peu à peu j’avais impression d’être légère, plus légère qu’un grain de sable : un charme. C’est sous cette forme miniaturisée à l’extrême que je me mis en quête de l’origine de ce qui apparaît à mes yeux comme une injustice, un abus, une atrocité, une abomination.

Je fermais les yeux en soupirant. Un fracas assourdissant, des éclairs zigzaguant dans un ciel rouge. Une pluie de sang dégoulinait le long de lames métalliques coupant et découpant des bourgeons enflammés. J’atterris dans un village juché sur la cime des arbres. Ce village est si vieux que les arbres aux alentours portaient des excroissances : on dirait des barbes rougies par le sang des sacrifices humains.

Des chiens de la taille d’un bœuf, aux gueules béantes et aux crocs semblables à des coutelas, bondirent en aboyant, signe qu’un étranger ou un intrus était dans les parages. Un vieillard grabataire apparu. Il frappa le sol de son bâton surmonté d’une tête de rapace et intima aux chiens de se calmer. La queue entre les pattes, les douze molosses retournèrent dans le trou qui leur servait d’abri, déçus de laisser la belle proie que j’étais et lénifiés par la calme autorité de leur maître. Rangeant sa pipe encrassée par des années de combustion, le vieillard toussota trois fois, me toisa pendant un bon moment et, d’une voix caverneuse me dit :

« Petite fille curieuse, quel mauvais destin t’amène ici ? »

Mon sang se glaça et les battements de mon cœur ressemblaient au staccato de mille mitraillettes détraquées. Apeurée, j’ouvris ma bouche et balbutiai :

« Vénérable vieux – père, je viens du monde moderne

pour découvrir pourquoi… pour q…. »

Ma parole s’étouffait dans un sanglot long. L’odeur fétide du sang souillant le sol me donna la nausée.

« Pour découvrir quoi ? »  Cria le vieillard.

Un monstre chargé de lames et de couteaux effilés surgit et enjamba la palissade de la cour faite d’ossements géants de chameaux ou de dinosaures peut-être. Le cliquetis de son macabre chargement ne fit sursauter.

Pétrifiée par ce spectacle apocalyptique je me mis à genoux et, d’une voix tremblante je lui dis :

« Je voulais savoir pourquoi j’ai été mutilée …

Pourquoi m’a t-on coupé ce petit organe si essentiel ? »

« Sacrilège ! Petite écervelée ! Tu oses remettre en question les secrets de notre tradition pluriséculaire ? Petite folle, ta témérité causera ta perte. Ne sais-tu pas que moi-même, dernier gardien de ces secrets traditionnels n’oserait en aucune façon m’interroger sur le pourquoi et le comment de ces dogmes ? D’ailleurs, je te condamne à mort car, tel doit être le châtiment réservé aux fouineurs indélicats de ton espèce qui ne savent pas que la tradition est éternelle et inamovible et qui osent côtoyer des rivages interdits, réservés aux seuls initiés que nous sommes !

MALOBE ! BAMALO ! KAPILE ! KARZAZA ! emparez--vous de cette insensée et conduisez–la sur l’autel de la prêtresse exciseuse.

Pas d’anesthésie pour elle. Opérez–la sur le vif ! » S’écria BAMALO jouissif et viscéralement pervers.

Sans hésitation, ces quatre sbires aux yeux rougeoyants me prient tel l’épervier le poussin et se dirigèrent vers cette sinistre direction quand le vieil homme, comme prit par un remord soudain, les arrêta et dit :

« Petite curieuse, bien que ta mort soit certaine, j’aimerais que tu saches la vérité avant ton trépas. MALOBE, ramène–là sur cette natte à côté de moi. »

Sans ménagement, il m’y jeta si violemment que mes coudes s’écorchèrent au contact d’ossements qui jonchaient le sol latéritique. Le vieil homme alluma sa pipe avec un tison incandescent qui crépitait bruyamment. Il huma longuement l'épaisse fumée qu’il rejeta ensuite par de petites bouffées en spirale, regarda le ciel comme si l'Être suprême l’observait et commença son récit :

« Je m’appelle KANKOURA SAYKARE. Je suis le mille deux centième dépositaire de la tradition de la lame mutilante. Les grand- pères de mes grands-pères ont reçu cette tradition et nous l’ont transmise sans rien changer. Cette tradition est vierge de tout additif et de toute révision. Les siècles passent et se succèdent, augmentant ainsi les strates de notre infinie mémoire. Quant à elle, nul changement n’altère sa puissance. Je me suis toujours battu pour la préserver de tout rajout ou greffe dénaturant. Mon arrière-grand-père me raconta qu’il y avait longtemps, très longtemps que la première loi de cette tradition fut décrétée.

Tout commença dans la cour de notre roi de l’époque le vaillant KATAKORE. Celui- ci avait un harem composé de trois cent soixante six femmes. Ainsi, chaque jour il passait la nuit chez l’une d’ entre elles. Pour voir son tour arriver, une femme devait attendre une année entière à dormir seule ou avec ses enfants. Il leur était interdit de converser avec d’autres hommes. Leurs domestiques étaient toutes de sexe féminin à l’exception de deux eunuques qui étaient des guetteurs..

Un jour, la cinquante huitième femme la nommée MOUNAHOUKA en manque d’affection et fatiguée d’attendre une année entière le retour du roi dans son lit, tomba sous le charme d’un soldat de la cour qui s’appelait KARAMBANI. Par une nuit glaciale et sans étoiles elle l’introduisit dans sa case et coucha avec lui.

De ces amours infidèles, un enfant naquit un mois avant le retour du Roi qui n’eut pas de peine à comprendre que MOUNAHOUKA avait triché. Il savait que si cet enfant était de lui, il allait naître deux mois avant selon le délai naturel de la conception.

Le Roi convoqua les sorciers de son royaume et leur demanda conseil sur l’attitude à prendre pour éviter la tentation de l’adultère à ses 366 épouses.

Au cours de cette cérémonie qui dura trois jours et trois nuits d’intenses débats et de tergiversations, le vieux prêtre GAGARABADAO proposa au Roi cette solution qui consiste à exciser les parties génitales de ses épouses afin de leur ôter toute sensibilité et toute disposition à l’érotisme, à la luxure.

Ainsi pensait–il, elles resteraient chastes et lui donneraient d’authentiques héritiers et non des bâtards qui seraient comme des fruits pourris accrochés à son illustre arbre généalogique. MOUNAHOUKA fut la première à être séparée de ce qui entre ses jambes était la cause de son infidélité à l’égard du Roi NAMIJIN-DA qui était jaloux et très possessif.

Après l’opération, MOUNAHOUKA ne survécut que deux jours. Elle avait perdu tout son sang. Deux cents quatre vingt dix-neuf autres femmes moururent des suites de cette mutilation, c’est peut être mieux pour elles que de vivre la honte d’une infidélité découverte? source de mépris et de marginalisation voire de bannissement.

Après cette hécatombe, le sorcier ordonna aux prêtresses chargées des opérations de ménager les victimes en coupant moins de chair dans leurs parties génitales.

Peine perdue, la plupart d’entre elles mouraient, devenaient folles ou se recroquevillaient sur elles-mêmes dans le silence et affichaient une indifférence à leur entourage, à la vie. Elles n’avaient goût à rien et on les retrouvait quelque fois mortes au fond d’un vieux puits ou désarticulées au pied d’une quelconque falaise abrupte, fatiguées de vivre à moitié.

Avant de mourir, le Roi agonisant fit prêter serment à toute la communauté et à son successeur de perpétuer cette tradition envers et contre tout. Une prière collective fut célébrée et l’on souhaita les pires malheurs à quiconque serait tenté de contrevenir à ce serment collectif.

Ce ne serait pas toi petite curieuse, fille insolente des temps modernes qui oserait briser cette pratique traditionnelle. Que l’enfer t’engloutisse pour que tu ne sois plus un frein à ce que nous avons de plus cher dans notre histoire : l’ablation du sexe de la femme, source de toutes les souillures et réceptacle de toutes les infidélités …

Embarquez – la le plus vite afin que d’autres mauvaises graines ne suivent son exemple. Vous savez qu’avec la MONDIALISATION, les informations vont vite. J’ai peur que les idées de cette coquine ne fassent tâche d’huile sur la TOILE pour brouiller les ressorts de notre culture. »

Les quatre sbires m’attachèrent sur une potence et rapprochèrent tous leurs instruments de torture. Ils m’écartèrent les jambes en équerre. Le plus cynique d’entre eux prit une bouteille qu’il cassa contre une pierre et s’approcha de moi en brandissant le goulot aux extrémités dentelées. Il frappa de toutes ses forces et je vis sa main disparaître dans mon ventre.

Je poussais un cri désespéré et m’évanouis.

Des bruits de pas me firent ouvrir les paupières. Grande fut ma surprise de me retrouver au dispensaire du village. Je reconnus la sage- femme qui parlait à l’infirmier–major. Sur ma fiche d’observation, le diagnostic est clair : septicémie et tétanos.

Je compris que j’étais condamnée. Je voulus parler mais mes mâchoires étaient crispées, verrouillées à jamais par le virus tétanique… je fis un effort pour m’asseoir sur le rebord du lit. Je pris une feuille blanche et à l’aide du sang qui dégoulinait de mes jambes,  je me mis à écrire ce testament :

HONNEUR au poète SENGHOR qui réhabilita la femme noire en la couvrant de toute sa beauté.

HONTE à ceux qui mutilent les femmes au nom de je ne sais quelle tradition rétrograde.

Cette barbarie doit s’arrêter  pour que s’épanouissent toutes les jeunes fleurs futures mères de l’Humanité.

Survivrais–je à ces profondes blessures sur mon corps et dans mon âme laminée ?

Je ne l’espère pas..

Condamnée que je suis, je lance à la face du monde cette ultime revendication :

Laissez les jeunes filles grandir librement !

Instruisez-les pour qu’elles soient la lumière du monde et le symbole d’un autre avenir.

Mobilisons – nous contre toute forme de mutilation sexuelle

Aujourd’hui, Demain et pour les siècles à venir ....

Je vous quitte en attendant le Jugement Dernier pour que nos tortionnaires répondent de leurs actes à l’issue d’une Justice parfaite :

Celle de Dieu.

Adieu

Yunus Ocquet

Je dédie ces lignes au Docteur PIERRE FOLDES, chirurgien, spécialiste de la réimplantation du clitoris que j’ai eu la chance d’écouter un soir sur RFI et dont les recherches constituent un immense espoir de la réappropriation du plaisir pour beaucoup de femmes

bargo : épaisse couverture tissée en pays haoussa.

Katoucha

SENGHOR

Femme nue, femme noire

Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Éternel

Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.

Léopold Sedar Senghor 

Œuvres Poétiques   Le Seuil

FOUZIA

Fouzia Hassan

LE JOUR QUE JE N'OUBLIERAI JAMAIS

 Un poème de  Fouzia Hassan   9 ans

Le jour que je n'oublierai jamais

C'était un dimanche soir quand ma mère m'a appelée

et elle me dit :  « Ma fille, viens » à voix basse

... Je suis allée tranquillement.

Tout à coup, ma mère a dit : « Ma fille demain est ton jour J ».

J'ai été choquée d'entendre ça

mais je n'avais pas prévu de dire quoi que ce soit.

Dans la matinée, j'ai été traînée et plaquée à terre.

Quand trois femmes se sont assises et m'ont crucifiée sur le sol.

J'ai pleuré jusqu'à ne plus avoir de voix.

La seule chose que j'ai dit c'est,  "Maman, où es-tu?"

Et la seule réponse que j'ai obtenu était "calme, tranquille, ma fille."

La douleur que j'ai vécue était une de celles que

Je n'oublierai jamais pour le reste de ma vie.

Et je ne voudrais pas que la même chose arrive à mes amies.

Cette nuit-là, j'ai eu une nuit sans sommeil.

Je pouvais voir une vieille dame avec beaucoup de lames

le faire encore et encore et encore.

J'ai crié et ma mère arriva en courant pour voir comment j'allais.

Mes parents aimants, est-ce vraiment ce que je méritais ?

Je demande à vous tous, est-ce vraiment ce que je méritais ?

Traduit par Emmanuelle Daubercies

Patrick Gignac

 oeuvre de   Patrick Gignac

Ce tableau de l'artiste canadien Patrick Gignac est un Hommage à toutes les femmes excisées dans leur enfance

 Source : Contre l'excision 

AU NIGER

Les exciseuses nigériennes hors-la-loi

Projet de loi

Le gouvernement nigérien va sanctionner les personnes reconnues d’avoir opéré des mutilations sexuelles génitales. Peines de prison et amendes sont prévues pour les exciseuses qui ne veulent pas déposer leurs couteaux. Une avancée énorme dans un pays où l’excision est taboue.

afrik.com

AU SÉNÉGAL

L’EXCISION AU SÉNÉGAL : DE LA COUTUME A LA LOI

L’excision représente une pratique coutumière bien ancrée dans certaines régions. Mais dans la mesure où par ses effets mutilants, elle entraîne des conséquences psychologiques, physiologiques et gynécologiques sur la victime, une intervention législative était nécessaire afin de préserver l’intégrité physique des femmes exposées à cette intime et douloureuse ablation. Il était devenu urgent de faire de cette pratique localisée et sujette à controverse une infraction en soi, distincte de tout autre.

Monsieur  Babacar NDIAYE

Plus de détails   Tantines

Ousmane Semene : Moolaadé


Dans un village africain, il est le temps du rituel ancestral de l'excision, considéré comme une purification des femmes. Collé Ardo, seconde épouse de Bathily, un notable du village a, sept ans auparavant, refusé de faire exciser sa fille. Ce matin-là, quatre fillettes se prosternent à ses pieds : elles ont échappé aux exciseuses et lui demandent protection.

Lire la suite  You Tube

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27-02-09

Excision : artistes engagés

L'engagement de tout un village   L'appel de Diégoune

Contre l'excision

Plaisir mutilé & Beauté en Souffrance : Katoucha...

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10-12-09

Poésies d'Afrique et d'ailleurs...

Aimé Césaire, Frantz Fanon


Enfants des îles
Enfants du cœur
Plumes de lumière  
Éclairant les nuits d'oppression
Dans la cadence des mots
Dans la folie des mots
Dans la haine de la haine
L'éblouissement de la Liberté  
Même enchaînée

Rhissa Rhossey

Albakaye Ousmane KOUNTA

Mali

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Albakaye Ousmane KOUNTA

photo   Catherine et Bernard Desjeux

" Après tout, je m'appelle Albakaye qui en arabe signifie  :le pleureur poétiquement parlant  "

LE CIEL EN NOCES

Dès l'après-midi /  Commencent les amours / Et dort l'harmattan / Qui ramasse ses ailes / Et les plie pour la nuit / Voilà la nuit se vêtir / A l'est d'une robe indigo / Qui répand ses pas de velours / Du Nord au Sud / Vers le tam-tam / Qui marche en longs pas  / Sur un sentier d'éclairs tapissés / Oiseaux et animaux s'en vont / Vers les arbres refuges / pour attendre le passage de la marée / On jeta à ses pieds / Des ruisseaux argentés / Parsemés de grêle / Pour toute nature / C'est l'espérance / Quand tombent les gouttes / C'est la vie qui renaît / Car le ciel est en noces / Pourvu que dure le temps / Des amours / Et que renaisse l'espoir.

Albakaye Ousmane KOUNTA

Joachim KADORE-DRANO 

Burkina Faso

drano

Joachim KADORE-DRANO

" Il nous revient, face à  l'accélération de la mondialisation et au risque de l'uniformisation qui en découle, de faire taire le désespoir, l'illusion et l'injustice, pou ainsi donner au monde l'espérance. "  

SILHOUETTE

Au creux de la nuit / S'ouvrent des pages aux bruits insolites /  Où s'exilent les bonnes mœurs / Mais à l'observatoire du mal / S'envolent les sens / Venus d'ailleurs

Au creux de la nuit / S'évadent les âmes délirantes / Qui s'abreuvent aux immondices sonores /  A la jarre de l'oisiveté / Des fumées lointaines s'enivrent / Éphémères et désaccordées / De grincements sous une voûte sans musique

Au creux de la nuit / Se perdent le froid et le chaud / L'épave de son sans vie / S'éloigne sur la mer à la fourrure de brume

Dans le creux de la nuit / Vieillir comme la mémoire des siècles

Joachim KADORE-DRANO

Abderrahmane Djelfaoui 

Djelfaoui

Abderrahmane Djelfaoui est né à Alger en 1950. Journaliste. homme de radio. écrivain fortement engagé dans l'émergence artistique de son pays, il contribue à fonder la revue Parking nomade, puis 12 X 2, revue vouée au dialogue entre les deux rives de la Méditerranée. En 2004, il organise les rencontres de Timimoun / Adrar.   « Poètes du désert » , dont il coordonnera la publication.

LE MÛRIER

Le mûrier s'imbibe / de lumière / laissant ses feuilles vertes / s'égoutter de vent

Au cœur des branches / sommeillent des étoiles / oublieuses / de la règle des lunes

Tel un Indien / il descend d'une peuplade / imperceptible

A quoi bon / se dit-il / narines soufflées / sel sables et vents

les yeux lents / rouges / comme la canicule / qui se rit d'une pluie

à quoi bon / commander / à la colonne vertébrale / éveil de la nudité

à quoi bon / d'un destin / peler / montagne du temps

A. Djelfaou

Poèmes publiés dans de  Poésies de langue française

Chekib Abdessalam 

Algérie

Abdessalam

Le proverbe touareg proclame :

" Pars à un moment qui ne te convient pas, quand tu arriveras le moment te plaira ".

Ainsi en est-il, aujourd'hui, pour la poésie. Une larme dans l'urgence, un mot d'amour, un sourire qui rassure. Aux temps modernes, la perception d'un cri, une signature, une attitude.

Un rêve coriace, c'est un rêve de liberté.

Une liberté au long cours qui nous vient du fin fond des déserts du Sahara central où elle règne sur la réalité des choses et des êtres.
Force insoumise fabuleuse que ne troublent pas les mirages de l'invivable, de l'injonction et de l'apparence, que ne peuvent atteindre les leurres, ni les litanies de la vanité.
Un rêve coriace s'active rapide et vigoureux.
Esprit libre, soleil-mémoire, sable et ubiquité, son âme-lune s'abreuve aux fulgurances et aux impertinences du mot, exalte la marche en avant du grand nomade.

Chekib Abdessalam 

Un rêve coriace l'Harmattan

Portail des Arts en Algérie    

Ibrahim Ag Safi 

Sahara

ag_safi

Vent du Sud

Je suis ni rebelle, ni politicien / Non plus un trafiquant d’armes ni un cannibale
africain / Mais un homme libre comme le vent du Sahara / J’aime la vie, j’aime la paix, et l’amour entre les êtres humains / Je ne suis pas un clochard clandestin / Non plus un drogué façon colombienne / Ni un bandit de la mafia américaine / Mais un nomade Sahélien / J’aime danser, j’aime chanter la voix de la belle fille Malienne / Je n’ai pas voté pour la guerre en Irak / Non plus pour les islamistes algériens / Mais je suis pour Assalam Aleikoum / J’aime l’amitié et l’égalité entre toute l’humanité

Ibrahim Ag Safi   Le blog saharien

Aimé Césaire

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Aimé Césaire

HOMME NOIR AU CŒUR BLANC

Homme  noir
Qui a inventé le poème
Qui a su dompter le mot
Pour que ton  peuple noir
Chante le mot INDOMPTABLE

Homme noir
A la tête haute
Comme le toit du ciel
Tu as déchiffré l’alphabet
De tous les  mystères

Homme noir
Qui a réinventé le peuple noir
Tu as su défier tous les regards
Avec ta peau noire

Homme noir
Qui a fait vibrer les cœurs
Et inventé la lumière
Tu es la lumière

Homme noir
Au cœur blanc qui a voyagé
A travers les âges du  feu et la cendre 
Au prix de ta sueur et du sang

Tu as su  traverser
Tous les rivages du monde
Tu as semé des pépites de rêve
Aux quatre coins du monde

Pour accoster un jour
Au cœur de ton pays

Natal.

A. Césaire

site   Mohamed El Jerroudi

POÉSIE D'ICI ET D'AILLEURS

La dictature est dans l’esprit

Ô peuples du monde ! Abolissez / Ces symboles, qui forment / Les esclaves des privilégiés,/ L’ordre social se fonde / Sur des continuelles conventions / Établies toujours sur mesure, / Ils se protègent des agressions, / En augmentant les censures / Ils aspirent à la domination, / En multipliant la misère, / Ils s’habillent avec le manteau / Des peuples, pour montrer l‘intérêt / Général, ils voilent les maux / Des citoyens par des décrets, / Que les représentants votent / A main levée, sous l’acclamation / Des populations, qui rejettent / Au fond ces conventions, / Manifeste ton désir absolu, / L’esprit libre est en ton pouvoir, / Le temps sombre est révolu, / Ouvre tes yeux, pour voir / Gouverner ces poltrons en maîtres,  / Sache, qu'ils ne pourront durer, / Qu’avec les serviteurs traitres, / Et l’acceptation désirée / Des peuples avec une volonté / Soumise et un sourire trompeur, / Qui cache le rejet de la perpétuité, / D’une domination dans la noirceur. / Le dictateur n’existe souvent, / Que dans l’esprit, son autorité / Se dissémine en réalité dans / Un cheminement très ramifié, / Composé des anonymes irresponsables / Et une corruption insupportable.

Dad AllAOUA

ibrahim_et_oumourou

Abdenour, l'enfant des sables

Vous vous êtes échoués sur mes rives ?
Qu'importe comment,
qu'importe pourquoi
la dérive !
Vous êtes ici de pas-sage.
Laissez s'il vous plaît
à l'entrée vos ba-gages.
Si je n'ai pour vous
pas encore de visage,
Apercevoir le vôtre m'oblige.
Hors de question que je vous néglige !
Permettez que
je vous guide sur mes terres !

Allons en extraire quelques vers

-  L'étranger avança vers l'enfant des sables.- Abdenour dis, pourquoi  ramasses-tu  des pierres ?

- C'est pour toi, effendi ! chacune d'elles est prière, chacune d'elles est une âme. N'es-tu pas collectionneur ? Pour toi, je choisirai les plus belles.

- Abdenour mon enfant, ici c'est le désert, il n'y a que du sable.

- Tu n'as rien compris, effendi ! Ce sont des pierres que le vent froid de la nuit a brisées.

- Alors tu récoltes des grains de sable... Ne sont-ils pas tous les mêmes ?

- Encore une erreur, Seigneur ! Pour toi ce sont les mêmes, pour la dune qui chante ce sont les larmes du oud. Jamais les mêmes.

- Abdenour, petit facétieux, sais-tu qui je suis ?

- Laisse-moi deviner efendi ! Tu es le vent froid des remords qui brisent la roche des montagnes. Tu viens lécher la dune pour lui redonner vie.

- À ton tour de te tromper mon enfant. C'est elle qui donne vie au vent. Car vois-tu, peut-être suis-je la dune qui chante.

- Alors j'ai raison de chercher pour toi les plus belles... Tu en feras du sable liquide et chaud qui jouera entre tes doigts glacés. J'entendrai enfin le son du oud !

- Tu as beaucoup d'imagination Abdenour ! Après tout, n'es-tu pas ce que sont tes rêves ?

- Seigneur, promets-moi que si je me retourne, tu ne disparaîtras pas comme un songe ?

- Promis ! À condition que jamais tu ne te réveilles. Mais dis-moi, que sens-tu sur ton visage ?

- La caresse du vent...

- Et qu'entends-tu en ce moment, Abdenour ?

- Il chante... Je l'entends doucement jouer sur la dune.

- Et, le vois-tu ?

- Non, Seigneur. Personne ne voit le vent !

- Alors qui suis-je ? Dis-moi, enfant de sable !

- Je ne sais plus effendi ...

- Je suis le vent que tu entends mais ne vois pas, la dune que tu vois et qui chante. Je ne suis ni matière, ni lumière. Je suis l'insaisissable , l'inconnaissable. Celui qui EST. Je suis celui par qui tout EST possible. Je suis partout dans l'ombre sombre. Je suis l'énergie des mondes.

Abdenour se réveilla à l'ombre de la dune. Il ne vit rien autour de lui.

Comme un jour de fin du monde, le soleil déclina.

Emrys

sable_et_vent

A. Tambo

Prose ... pour le plaisir d’écrire ...

Des larmes de sable ont coulées, / Sur l’étroitesse de mon espérance, / Que nul ne connaîtra jamais... / Dans ce lieu calme et secret, / Qui emprisonne mon âme, / Obscurs sont les sentiments ... / Sans visage.
Absence, incertitude et tant d’autres, / Peuplent ce paysage ... au climat aride.  / Sur cette île déserte / qu’est devenu mon existence, / Là, à mi-chemin entre la mer et les dunes,  / J’ai perdu pour toujours ... la lumière de ma vie.
Des millions d’éclats ont jaillis ; / Puis sans bruits ... se sont estompés ;  / Comme la nuit éclipsant le jour ;  / Le silence pour unique témoin ;  / Et les ténèbres complices de ma douleur,  / Ont effacé sans remords ... / Les traces du crime.
Depuis ... je erre … nuits et jours,  / Comme un fantôme solitaire ;  / Pris au piège dans une bulle de verre ; / Avec la certitude que rien dans ce monde,  / Ne sera rallumer cette flamme incandescente, /   Qui s’est soudainement éteinte ... en moi !
Mais ça m’arrive quelques fois ... / Au détour d’une pensée troublante et éphémère,  / Les souvenirs impénitents m’assaillent. / Et ce souffle de vie que l’on nomme espoir,  / Me transporte à nouveau ... le temps d’un soupir ;  / Un simple mirage ...
Dans le creux sombre de mes regrets,  / Je me demanderai jusqu’à la fin des temps… / S’il lui arrive quelques fois .. .de songer à nous ?  / Et si elle me garde pour elle toute seule,  / Quelque part ... au fond de son cœur ?

Les destinées se croisent et le temps … / De par sa nature implacable, / Demeure irrémédiablement insensible, / Au fléau destructeur de la passion. / Ainsi.. .l’amour est parfois une étincelle, / Qui se fixe entre deux regards … / Ou une histoire à l’eau de rose, / Se finissant inexorablement ... / Sur le mot ... Fin !

Logganne

Noël James

Haïti

noel_james

JAMES NOËL

Mot d'ordre

envoyé spécial des mots
je fais arrêt
sur les pulsions
au cœur du monde
et je crache du sang
un dru sang noir sur les feux rouges

conscient de l'indigence
de l'évangile qui se meurt dans l'ivraie
je prône une poétique
à la témoin de Jéhovah

j'invite les poètes de demain
à faire du porte à porte
aller sceller des baisers sur des poitrines
pour déverrouiller les cœurs
et marteler des kilos de chaises
sur la tête des assis

James Noël

Maam Daour Wade et Ocquet N.Yunus

Aigle_royal_1_Aquila_chrysaetos

L'oeil du voisin


Le sourd qui s'enfuit

A parcouru, arpenté et vu

L'arbre oublié du Ténéré.

Une hyène espiègle et désabusée,

Hantée par le doux souvenir de Ndumbelaan

La reine de la forêt derrière les barreaux

Rêve de son roi esseulé.

Le hibou contraint de vivre le jour, rumine des pensées

maléfiques,

Les poissons du sombre aquarium plaignent les

pieuvres vitrifiées,

Les autruches malicieuses scrutent l'horizon tissé de

grillage, assoiffées de l'infini espace du désert…

Les crocodiles nostalgiques des hommes intègres

Convoitent l'épiderme aseptisé des voyeurs

L'Aigle Royal encagé, rit du vol plané des hirondelles

Et, dans la vase du fleuve Niger aminci,

La loutre anonyme dans le filet d'eau, brasse sa solitude

qui la torture…

L'hippopotame du bassin d'eau puant, s’enfonce,

patauge et cherche la porte de la liberté !

Le perroquet qui a perdu sa langue se morfond sur des

branches métalliques.

Le Boubou du Président se déteint sous le soleil des

indépendances galvaudées…

Le Jobaria ensablé de la préhistoire dort dans un

caisson de planches étiquetées

La guenon stérile materne une poupée en plastique.

La rumeur des faiseurs de croix s'élève dans la

poussière invisible de leurs créations…

Ça et là les niaméens s'émerveillent.

Par delà ces tristes existences de pièces en exhibition,

Le présentoir de l'éternel contraste entre l'Histoire et

Dame Nature...

Spécimens, nos petits fils vous contempleront-ils ?

co-écrit par Yunus Ocquet et  Maan Daour Wade

Ndubelaan : royaume mythique des animaux de la brousse

wade

Maan Daour Wade

Baobabs

Tronc majestueux
Écorce peau d’éléphant
Écorchures verticales
Promesses d’amour cicatrisées
Branches doigtées
La forêt de Baobabs
Implore le ciel

Maan Daour Wade

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04-02-10

Touareg : questions ouvertes

ghossey

Ghossey  père

La Targuité

Réalité tangible ou fonds de commerce douteux ?

Beaucoup de mes frères et amis Touraeg parlent avec fierté de la notion de Targuité, ce qui peut se comprendre du reste, connaissant ce grand peuple du désert avec sa générosité proverbiale et son hospitalité légendaire.

Mais il y a quand même un certain malaise à évoquer cette targuité quand on sait que la semaine dernière, lors de ce qui s’est passé à Kidal, s’était la tribalité dans sa forme primaire qui s’est manifestée. Il convient, néanmoins, à mon humble avis de reconnaitre que l’ennemi de ce peuple vient de l’intérieur. Il y a trois catégories d’élite touarègue aujourd’hui que je classe ainsi :

Catégorie 1 : Des hommes d’affaires, des politiques et intellectuels qui ont fait ou font fortune sur la misère de ce peuple. Il y a ceux qui exploitent l’image de l’homme bleu du désert pauvre et authentique auprès des tours opérators avec l’impression d’affirmer ceci : rester authentiques, misérables et ignorants, pour que nous puissions continuer à exploiter ce filon et nous engraisser davantage. N’allez surtout pas à l’école, sinon vous gâcherez toute l’image folklorique qu’on se fait de vous ailleurs. Ce n’est pas qu’au Mali c’est aussi le cas en Algérie et au Niger. Je trouve, pour ma part dégradant de réduire ce grand peuple à son unique dimension folklorique.

Catégorie 2 : Des vieux seigneurs de guerre qui passent leur temps à vivre dans un passé lointain, figé dans le temps, sans tenir compte des évolutions autour.  Ils sont malheureusement les idoles d’une jeunesse ignorante et désœuvrée, dont le couplage mortel du chômage sur le terrain et d’un mirage d’une fortune rapide à moindre coût rend la psychologie fragile. Cette jeunesse est utilisée comme une armée enrôlable à tout moment constituant ainsi un moyen de chantage sur un pouvoir central négligeant et faible. En somme une pièce dans le puzzle d’un éventuel accord dont les dividendes bien cachés constitueraient une manne et une rente à vie. Quel gâchis ! et quel égoïsme. Nos vieux seigneurs de guerre n’ont aucun intérêt à ce que cette jeunesse se réveille, se libère, apprenne, car plus on s’instruit, plus on est en mesure de se poser des questions, d’être moins maniable, et cela tout ce qu’il faut éviter… Donc restez ignorants et miséreux pour que nous continuions à vous utiliser comme monnaie d’échange et donc nous engraisser à l’instar de la catégorie 1.

Catégorie 3 : Ce sont des hommes qui ont bien compris la valeur de l’éducation, qui militent pour l’éducation des enfants garçons et filles, qui prennent des initiatives audacieuses, participent à la construction des écoles, créent des structures d’accueil pour les enfants nomades en vue de leur scolarisation. Ils militent pour que ce peuple ait sa place dans la société en préservant ses valeurs et ses principes. Ils usent des moyens pacifiques et modernes pour contester. Ils s’impliquent dans la construction d’un ensemble divers et ouvert.

Ce sont des hommes à qui appartient l’avenir et je salue les actions et les œuvres qu’ils mènent. Ils ne sont pas toujours encouragés mais ils doivent savoir que seules leurs actions résisteront au temps. Ils sont à l’inverse des catégories 1 et 2 . Leur slogan est ceci : Réveillez vous, étudiez, même si cela est difficile, rien n’est facile dans la vie. Usez de l’espace démocratique qui vous est offert pour faire valoir vos droits loin des armes et de désolation. A ceux-ci, je dis simplement MERCI pour les vôtres et pour l’humanité."

Moustapha Dahi

Hawad

Inventer notre futur

" Il faut tisser une nouvelle trame à partir de nos propre fibres, les vieilles fibres usées de la trame touarègue. Il faut tisser, il faut marcher de l'avant. Du moment qu'on se lève pour tisser et qu'on se met à l'œuvre, la trame est déjà tissée. C'est cela qui nous intéresse et c'est cela qu'exige le peuple touareg aujourd'hui "

Tourne-tête, le pays déchiqueté

Compagnons, / Écoutez / et vous allez entendre. / Apprenez / ce qui est amer  / et nous est arrivé./ Vous ne le soignerez pas  / à moins de m’écouter.
Une seule croyance, / un seul but,  / l’organisation en une seule main. / La potence, une seule. / Vous y êtes suspendus  / et vos frères y sont suspendus aussi  / Seule l’unité la brisera.
Âmes usées,  / Tant de vauriens! / Âmes usées, / Celui qui s’en soucie / n’a qu’à mener une lutte / comme celle de Kaocen  / qui a combattu partout  / où il y a des villes.
Compagnons,  / Que me dites-vous? / Moi, mon cœur me brûle. /Je ne m’attarderai pas
Dès à présent je partirai  là où il se passe quelque chose de beau. / Feu-faille! / Brûlé! / Voila le mot de passe. / Nous allons nous soulever / et œuvrer pour notre pays / où nos tentes sont détruites.
Quand je me suis levé / j’ai fait la grimace / et j’ai marché tout droit au-delà des tentes / qui m’ont effrayé.
Je me suis mis en quête  / de la connaissance. / Et quand j’aurais appris, / je m’en retournerai. /  Le pays est déjà construit / puisque vous êtes partis  / et avez dépassé la « région » / où vous êtes nés.

Hawad

hawad

Voix solitaires sous l'horizon confisqué

Le regard déformant de l’extérieur

Au sujet du regard de l’extérieur sur les Touaregs, chaque fois que je lis un livre sur les Touaregs, ça me fait rire. Je n’ai jamais retrouvé dans un livre les Touaregs que je connais. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de bons auteurs, mais il y a des gens qui à l’occasion d’un voyage au Mali ou au Niger côtoient quatre, cinq Touaregs et qui écrivent un livre en abordant des thèmes extrêmement complexes et déduisent sur la base de leur voyage qu’ils sont devenus spécialistes du monde touareg.

Le regard de l’extérieur sur les Touaregs a été extrêmement déformant. Le drame aujourd’hui, c’est qu’un nombre important de Touaregs, qu’ils aient étudié ou pas, se voient à travers les yeux de l’extérieur.

Hawad   

MANO DAYAK

De tous ses noms, le diable, quand il s'acharne sur les Touareg, pourrait élire un seul : l'HISTOIRE. N'est-ce pas elle qui nous a condamnés ? Il y a un siècle et demi, nous régnions encore en maîtres sur le Sahara central, respectés et craints de tous. Aujourd'hui, si ce n'est pas la haine que nous inspirons aux autres, c'est la pitié.

 En un instant, l'HISTOIRE a fait de nous un peuple déchu. Elle nous déteste. Parce que précisément, nous n'en avons pas. Le peuple touareg est un peuple sans histoire. Cela, nous ne le savions pas car nous ne le pensions pas. Nous, comme tous les autres peuples, avons toujours cru posséder une histoire.

Seulement, la nôtre est orale. Elle se transmet de bouche à oreille, de génération en génération. Autant dire qu'aux yeux des autres nous avons peut-être une mémoire, mais pas une histoire. Car nous ne l'avons pas fixée, couchée sur le papier, en volumes bien dorés, reliés ou diffusée en livres de poches.

Du coup, notre histoire, ce sont les autres qui l'ont écrite, et à nos dépens. Elle leur appartient. Je me rappellerai toujours cet ouvrage qui, vers la fin des années soixante, m'apprit que "les hommes bleus" n'avaient été que des pillards et d'impitoyables esclavagistes avant que la colonisation ne délivre le Sahara du joug touareg. J'en avais été plus que surpris. Ebayghar et les autres "auteurs" de notre histoire orale ne m'avaient jamais dit que les touareg étaient les voyous du désert. "

amghar

A. Tambo

ISSOUF AG MAHA

Touareg du XXIème siècle

Le cri d'alarme, l'appel à la communauté internationale, le recours à l'aide vont-ils être des compagnons de notre existence ? Quand va-t-on sortir de cet engrenage infernal qui nous maintient en peuple assisté ? Comment pourrons-nous sécuriser nos populations et permettre à tous en ce XXIème siècle de mener une vie décente ? Voilà les questions que chacun se pose au plus profond de soi.

Issouf Ag Maha

Rhissa RHOSSEY

Je vais sortir de mon silence, il en est temps.

J'ai trop médité en silence, je dois partager, surtout pour nous-mêmes, arrêter les dérives. Grandir, être à hauteur du vingt-unième siècle.

Mon Peuple doit s'adapter à l'évolution tout en gardant son âme.

Ce sens aigu de la justice, cette hospitalité légendaire, ces nombreuses petites choses du quotidien, le respect de la femme, la protection des faibles, un certain sens de l'honneur.

Ce Peuple très mal connu a tant à donner

Je n'ai appris à lire et à écrire que pour cela.

Que d'essais, de romans, de poèmes, d'histoires vécues ...

Que de douleurs, de joies, d'amour et de haine ...

Que d'espoir et de désespoir, tout cela je dois le dire, le partager

En vérité, je pense que ma voix est une voix insignifiante, que je ne suis rien : le monde actuel n'écoute que les gens qui ont le pouvoir, l'argent, les armes. Je n'ai rien de tout cela, je n ai que ma parole, ma plume, mon calme.

Et j'espère qu'avec ces riens, je déplacerai les montagnes : la force de ma parole est la VÉRITÉ, ma FORCE est mon impartialité.

Je ne suis d'aucun clan, d'aucune couleur politique.

Je ne défends que l'homme sans couleur, l'homme immensément beau et grand.

Et ce mépris de la mort et la vanité de tout ce qui n'est pas juste.

Un homme qui souffre n'est pas un ours qui danse.

Un Peuple qui ne s'exprime pas sur son destin est un PEUPLE MORT

TOUAREG !!! Si nous avons déclenché trois luttes armées qui s'étalent, en somme, pratiquement sur cinquante ans depuis les Indépendances, avec le déclenchement de l'insurrection de l'Adrar des Ifoghas, jusqu'au retour des combattant du MNJ, sans défaite ni victoire.

C'est une situation mitigée de « ni guerre ni paix » autrement dit « alher azzamane » que nous vivons en permanence.

Hors, ce qui est paradoxal, c'est le manque total de suite politique, une fois les armes tues.

Rien pour faire écho aux revendications pour lesquelles des milliers de gens ont pris les armes, abandonné leurs maisons pour l'exil, leur travail,s'ils en  avaient un,

et surtout ont perdu la vie.

A ces différentes luttes, presque le même dénouement : des accords plus ou moins respectés. Une élite : les leaders qui se casent partout, comme ils le peuvent, c'est-à-dire à tout vent ...

Et ce désir effréné de biens matériels.

Des combattant délaissés, ou plutôt abandonnés à eux-mêmes.

Et des gens, plus ou moins habiles qui intègrent le même système qu'ils combattaient militairement quelques mois plus tôt ...

Dans toute cette logique qui se répète il y a quelque chose d'anormal de flou et de troublant.

Vu de près, on se demande s'il y a une direction à tout cela.

Y a-t-il un véritable projet de société ou une vision d'avenir derrière ces agitations ?

Ou bien comme le disait HAWAD, « nous ne voyons pas plus loin que les cornes de nos chèvres »

J'ajouterais rabougries et faméliques.

Le jeu de la guerre est dangereux tout comme la construction de la paix est une œuvre exaltante, motivante.

TOUAREG !!!

Les aventures sans lendemain ne valent pas tant de sacrifices remettons-nous en question !

Soyons des HOMMES QUI INTERROGENT

Tous sont unanimes : ceux qui sont morts au cours  de ces décennies de lutte étaient les meilleurs d'entre nous.

Mais en quoi sommes nous rester fidèles à leur mémoire ?

Rhissa Rhossey

acharih

Acharif

AU FIL DES RÉPONSES

Bonjour

Merci pour le message. Oui tout à fait. La culture Twareg est si vaste qu'elle ne mérite pas d'être représenter par des soi-disant associations qui mendient en Europe au nom des twaregs ... Je suis parfaitement d'accord avec vous sur le fait que les twaregs peuvent se prendre en charge. Je pense que pour ceux qui sont sensés relever cette culture, elle est devenue pour eux un moyen des se faire des sous et c'est dommage...
Je crois que vous avez évoquer une réalité des choses qu'il faut dénoncer ...
Oui avec peu de moyens on peut faire beaucoup  de choses et la tête haute.
Un proverbe twareg dit :

Quand tu voyages prend deux sacs un pour recevoir l'autre pour donner

C'est une très bonne idée de collectionner ces textes je ne serais jamais contre.

La culture fait l'homme alors je ne suis rien sans ma culture

J'ai aussi certains documents que des amis m'ont offerts qui peuvent aussi être intéressants.
tanimert

Assam Midal

A

aquarelle   A.  Tambo

J'ai lu le texte et je voudrais bien être du dernier groupe mais c'est pas facile ... Le besoin d'argent pour vivre soit même et l'environnement réel trahissent les rebonds profonds de nos cœurs.

Agadez,  le 13/08/09

Nous sommes la mémoire et le rêve

Nous sommes la branche et la racine du temps

Et nous savons faire oublier à l’homme le chagrin de ses pertes.

Hawad

 A

photo  Assan Midal

Poésies et chants Touaregs de l’Ayr

Bonjour

Excuse mon retard pour la réponse à ton magnifique message.Je crois que tu racontes bien la réalité des twaregs. Tu as tout à fait raison, c'est une nouvelle vague des twaregs et leurs associations qui cherchent a se faire des sous au nom des autres ... C'est dommage : oui beaucoup de touristes avec qui je sors me parlent des ces associations qui donnent de très mauvaises images aux twaregs ... alors que nous sommes plus connus pour notre grande culture que pour mendier.
Il y a tellement des associations que je pense qu'à elles seules, elles peuvent faire beaucoup de chose pour les twaregs malheureusement.
Bon que faire :  ceux qui sont sensés faire quelque chose pour eux se transforment en mendiants.
Ton jugement est positif et tu dois  porter un jugement parce que tu veux du bien aux twaregs Je me pose toujours ces questions ... et plein de gens (touristes pour la plupart et sur le net aussi )  me posent des questions sur tels comportements.
Tôt ou tard ils se rendront compte de leurs erreurs, j'espère. Bon je ne pense pas que ce facile pour eux comme il y a du gain facile.
Je regarde ton blog, magnifique et intéressant. C'est pour moi un réel plaisir de contribuer à ton blog, pour mon bien et  celui de tous les twaregs je pense"

 Un peuple sans culture c'est comme un homme sans paroles

tanimert pour ton message je crois, on a la même vision des choses.

AFOUSS IYA WAR ISSIRED IMANET

Une seule main ne se lave pas

har assaghat

A. Midal  

 assam

 Assan Midal

Confidences d'un amoureux du désert

Le Monde de l'humain, avec un petit  "h"  est ainsi fait. Les Touaregs ont survécu dans le désert grâce à leur faculté d'adaptation . Par nécessité, il se sont forgés et adaptés à notre concept judéo-chrétiene.
C'est ainsi , point barre !!!  Nous ne les changerons pas, d'autant plus qu'ils voient ce dont on est capable à travers la mondialisation et ses nouvelles technologies.

Sans vouloir généraliser, force est de constater que certaines des gentilles brebis sont égarées dans le troupeau de l'égo et des poches profondes. Effectivement, il y en a comme partout, mais pas plus, qui mériteraient toute notre naïveté .Si vous avez lu Mme Bâ ,rappelez vous ce que dit le pharmacien Niane :

" La France a honte alors nous nous nourrissons de sa honte, comme d'habitude.Voilà ce que nous sommes : un continent de mangeurs de honte. "

Une autre vérité aussi dans ce bouquin que je relis de temps en temps pour me remettre la tête sur les épaules : "Rien ne fleurit mieux sur le sable que le mensonge ".
ou alors : " L'armée des humanitaires, les compatissants  professionnels "

Ce peuple est toujours dans la fuite, le contournement la lâcheté, rarement, le Touareg affrontera de face son adversaire y compris verbalement.
Je crois que l'heure a sonné pour passer à autre chose, c'est pourquoi, le minéral, ne m'a jamais autant attiré. Ce que j'aime par dessus tout, c'est le désert car lui, est le seul révélateur de la petitesse de l'être humain .l le place à son juste niveau : RIEN !
Quoiqu'on fasse,  nous sommes d'un autre Monde qu'ils envient et idéalisent. Rien à faire, cela fausse d'entrée les relations que naïvement ou sentimentalement nous pouvons avoir.

Eux et nous, sommes victimes d'une littérature qui a toujours entretenu un émerveillement et qui nous a sans doute empêché d'ouvrir les yeux dans ce foutu vent de sable.

Je pense qu'en définitive , ils sont plus à plaindre qu'à blâmer et comme l'a si bien dit Martin Luther King : " Il vient un temps où le silence est trahison."

 Ces longues périodes passées parmi eux, m'ont permis de jauger la réalité et d'avoir un tout autre regard notamment sur la visibilité et la qualité des stratégies de séduction déployées envers les ONG, les assos et les éventuels lambdas qui représentent potentiellement la principale source d'argent facile. 

C'est incroyablement bien ficelé et vicieux. L'arme est bien réglée et imparable.  Ces dossiers de projets, au départ très collectifs, (sauf si on gratte un peu), irréprochables et bien tapés à l'ordinateur que l'on peut se procurer auprès de certains "intellectuels" , pour une modique somme de 500  FCFA, tout petit ou grand futé, peut s'en procurer un, de façon à être prêt à bondir sur le 1er occidental de passage. C'est vrai que la belle image des affiches et de la littérature exotiques en prend un sacré coup derrière les oreilles. 

Enfin c'est ainsi.

Regards africains

REGARD D'UN TOUAREG SUR L'OCCIDENT

touareg

Dans ce récit  Shindouk  chef de Tribu de la Communauté Ouladnagim au Mali, nous décrit son voyage en Europe pour participer au Sommet sur la Société de l'Information à Genève (2003)

HOMMAGE A L'ÉCOLE-MISSION DE TCHIROZERRINE

Transmis par un jeune Touareg, étudiant en Droit à Niamey

Tout a commencé un matin du mois d'octobre 1993, lorsqu'un cousin de mon père se présenta chez moi très tôt le matin avec, comme mandat spécial, celui de me conduire à l'école- mission aux fins de pouvoir m'y inscrire. Mon noble père, dont j'implore Dieu afin qu'il puisse guider mes pas sur ses traces, ne peut, au vu de ses prestigieuses occupations, se donner à un tel acte, à la limite fatidique. L'immense honneur et le grand bonheur me reviennent ce jour-ci d'intégrer un milieu tant souhaité et envié.

Alors qu'il faut avoir, comme condition préalable d'inscription, l'âge de 7 ans révolus, je n'avais à l'époque que 6 ans et en sus je suis de nature chétif et rabougri. Le débat fut ouvert entre le cousin du vieux et ma chère mère qui souleva tout à coup cette question « in limine litis ». Cela créa en moi un sentiment de frustration, d'angoisse et de tristesse car j'ai pu en saisir la portée et craignant fort de n'être pas inscrit. Mais le doute fut dissipé par l'intervention de ma grand-mère.

Après quelques heures de marche, un nouveau paysage se dessine à l' horizon : c'est les bâtiments de la prestigieuse école-mission catholique de Tchirozérine, où toute l'élite touarègue a été instruite. Nous nous dirigeâmes vers le bureau du directeur, un homme d'une dignité exceptionnelle et qui incarne l'honnêteté et le respect. Après des longues salutations, le cousin de mon père lui fait état du motif de sa visite et me présenta au directeur, qui d'ailleurs connait très très bien la famille. Il prend son registre et y inscrit mon nom puis me fait signe de rejoindre la classe où étaient présents quelques nouveaux. C'est le début d'une longue histoire jalonnée d'inoubliables souvenirs.

Après cet acte quelque peu solennel, mon accompagnateur (que je ne saurais jamais oublié) rebroussa chemin sans moi, me laissant du coup, dans un sentiment d'abandon corrhoboré d'une profonde tristesse.

A midi, un homme fit irruption dans la classe et nous demanda de le suivre pour qu'il nous montre notre nouvelle demeure. L'internat, un bâtiment jouxtant les classes de CM. Le surveillant nous montra alors le dortoir, les toilettes, le réfectoire, un grand hangar, où le premier repas devrait être pris. Un système existe déjà, celui des équipes de quatre élèves qui se partagent un plat. La chance m'a souri d'intégrer une équipe dont le chef est un jeune de mon village. Le menu du jour est simple, des grains du sorgho assaisonnés de poisson. Après le déjeuner, sous la diligence du surveillant, nous formions un rang aux fins de la distribution des nattes et des couvertures : une natte et une couverture pour chaque nouvel élève.

Le soir, le surveillant nous a fait un briefing sur les règles à observer relativement à l'académique et au social. Tel fut mon premier jour à l'école-mission et qui restera longtemps gravé dans ma mémoire en vertu de la sagesse selon laquelle: " Quand quelqu'un te fait du bien écris-le sur les roches afin que le vent ne puisse l'effacer ".

Issus tous des familles non moins défavorisées, les élèves sont logés et nourris par la mission Catholique. Du crayon à écrire jusqu'à l'habillement presque tout est fourni gracieusement par la mission et ses partenaires .J'en ai pleinement bénéficié durant les six très bonnes années de mon séjour à l'internat. J'ai effectué mes études primaires avec brio car je faisais toujours partie des trois premiers de ma classe. A l'école-mission la formation a été et reste de qualité et pour preuve j'en voulais les compétitions entre écoles où le record a été toujours battu par cette école. La lecture est obligatoire à partir de CE1, tous les mercredis après-midi. Les notions de grève et de perturbations de tout genre étaient inconnues. Chaque année les programmes étaient achevés dans les délais requis. Et j'avoue que c'est sans conteste cette formation de base qui nous poursuit et fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui.

Au collège de Tchiro, l'on identifie les élèves de la mission par la différence qu'ils savent créer compte tenu de leur niveau hautement élevé. Au terme de quatre ans d'enseignement secondaire sanctionnés par un brevet de fin du premier cycle, j'ai été orienté au lycée Tegama d'Agadez où l'on va concrétiser son rêve. Au bout de trois ans, j'ai été reçu à l'examen du baccalauréat série littéraire, ce qui m'a permis de m'inscrire dans une faculté de Droit, ce dont j'ai toujours rêvé.

Inscrit à l'université de Niamey, je continue de bénéficier de l'assistance de quelques associations humanitaires et d'un père de la mission catholique de Niamey. Cette assistance m'a beaucoup apporté car j'ai toujours été le major de ma promotion à la fac. Je m'en réjouis très profondément et les mots sont insuffisants pour leur témoigner de ma profonde reconnaissance et gratitude. Je suis au terme du second cycle et je me bats pour trouver les moyens de poursuivre mes études pour un 3ème cycle en Droit. L'ambition m'habite quotidiennement : " Il faut faire ce que l'on veut et vouloir ce que l'on fait " 

C'est vrai je n'ai pas un accès facile à Internet car le coût est un peu élevé. C'est pourquoi je suis obligé d'utiliser mon téléphone portable pour surfer sur internet car c'est désormais possible avec notre opérateur de téléphonie mobile

par mail de Niamey, le 04/11/2009

RIEN QUE DES PROFITEURS

Débat sur  Forum Agadez-Niger

ECHOS

koudede

Koudede

Au Niger tout reste à faire, et la musique ne déroge pas à cette sentence. La scène culturelle nigérienne est déstructurée, elle n’a pas de moyens, pas de repères, pas de soutien. Les «stars» nationales survivent tant bien que mal de leur art pendant que dans les marchés on vend impunément des copies pirates de leurs productions et que de pseudos producteurs étrangers s’engraissent sur leur talent.

Le Blog Saharien

 Le coup de gueule  de Terakaft   et le démenti   formel

MURMURES

« Quant à moi tout va très bien et je pense retourner à Timia très bientôt. mais j ai aussi des questions à vous poser et si vous pouvez me donner des explications très claires ...
Regardez les photos que je vous ai envoyées : c'était les photos de ma mère et moi, prises par un certain   maurice ascani (français) et publiées dans le monde entier (librairies – bibliothèques - écoles – lycées – ONG - projets....) et aujourd'hui cette photo est peinte par des artistes et est vendue  des prix considérables.

Je ne suis pas d'accord aujourd'hui et voudrais qu'il paye très cher.

Comment puis-je avoir un soutien de vous ? Ou un chemin très sûr à parcourir?
J'attends impatiemment de vos nouvelles.

P.S. : ces photos sont interdites à la publication.
Biens des choses à toi

Par mail, le 30 mai 2010

 

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07-02-10

L'Europe vue d'Afrique ...

 wainaina

Contre toute attente, l'écrivain kenyan Binyavanga Wainaina essaie parfois de corriger l'image traditionnelle de l'Afrique dans les médias. Dans un de ses essais les plus connus, Comment écrire sur l'Afrique, il dévaste tous les clichés qui existent concernant l'Afrique.

Petites astuces pour bouffer l'argent européen sans se fatiguer

Chers frères africains, pour devenir riches, captez les fonds européens autrement dit : créez des ONG.


Frères africains, au cours des cinquante dernières années, nous avons suffisamment enrichi l’Europe. Par notre travail, par nos ressources naturelles pillées, par nos argents publics détournés et planqués dans des banques du Vieux Continent. Il est à présent temps que nous songions à nous enrichir nous-mêmes.

Beaucoup d’entre nous partagent cette ambition légitime, mais bien peu nombreux sont ceux qui parviennent à sortir de la camisole de force de la pauvreté que les Européens nous ont enfilée. Pourquoi ? Entre autres, parce que nous pensons pouvoir utiliser le système de prédation ultra-capitaliste qu’ils ont mis en place pour nous en sortir à notre tour.

Par exemple, nombre de nos frères montent de prodigieux projets d’entreprise ou de PME et font par la suite la manche devant les guichets de banques pour obtenir un crédit. Ce qu’ils oublient, c’est que ces banques, essentiellement des succursales de banques européennes, ne sont pas là pour financer l’économie des pays africains, mais presque exclusivement, pour pomper les épargnes africaines et les orienter vers le financement des PME-PMI européennes installées en Afrique, tandis que les bénéfices mirobolants retirés de ces épargnes placées ailleurs sont rapatriés en métropole.

De même, inutile de compter sur les gouvernements africains. La plupart d’entre eux comptent aussi sur les soutiens financiers européens, y compris pour payer leurs fonctionnaires. Que faire ? S’installer dans l’informel ? Cela servirait juste à survivre, car les travailleurs du secteur informel sont depuis longtemps plus nombreux que ceux du secteur formel. La concurrence y est, de surcroît, plus vive.

Créer une PME et faire les yeux doux à l’administration pour obtenir des marchés publics de gré à gré ? Cela peut marcher pendant un certain temps. Mais tout l’édifice échafaudé peut fondre du jour au lendemain comme beurre au soleil, lorsque le ministre protecteur est « victime » d’un remaniement ministériel, comme cela arrive fréquemment, ou quand survient un changement brutal de pouvoir, ce qui n’est pas rare.

Un ami à qui je faisais part de mon pessimisme quant à la possibilité de s’enrichir dans un tel contexte m’a donné des conseils utiles que je m’en vais vous répéter. Il faut, précisément, tirer profit du contexte, m’a-t-il dit.

De quoi s’agit-il ? Les Européens disent que nos États sont défaillants et qu’au lieu d’y injecter des fonds par la suite irrécupérables, il vaut mieux soutenir les acteurs non étatiques : associations, collectivités locales, etc. Chers frères africains, cessez de perdre votre temps devant des banques qui ne vous accorderont aucun argent susceptible de faire prospérer vos affaires. Cessez de contourner le fisc en faisant disparaître vos entreprises du secteur formel pour les faire renaître dans l’informel. Pour devenir riches, captez les fonds européens autrement dit: créez des ONG.

De nos jours, l’ONG nourrit bien son homme – ou sa femme, égalité des sexes oblige. Par exemple, au lieu de se casser la tête dans des montages financiers pour des projets de développement agricole pour lutter contre la faim, créez plutôt une ONG pour la sauvegarde des grands chimpanzés d’Afrique centrale menacés d’extinction, à cause des barbares de cette région qui les prennent pour du bon gibier. Vous obtiendrez à coup sûr une sinon plusieurs subventions d’Europe et d’autres parties du monde civilisé.

Il faut être malins, mes frères. Guettez les signaux émis par les grands intellos européens. Vous saurez ainsi, par exemple, que quand ils parlent des droits de l’homme, ils ne pensent pas au droit à l’alimentation, à la santé, au travail. Ces droits, pour eux, sont secondaires. Leurs vrais droits de l’homme, ce sont les droits politiques.

Par conséquent, chers frères, les ONG des droits politiques rapportent plus que les ONG à vocation sociale ou économique. Elles rendent aussi ceux qui les dirigent plus importants que les autres. Alors, créez le maximum d’associations de défense de la démocratie, de la liberté de presse, de la liberté sexuelle. Ce sont alors les subventions européennes qui viendront vous chercher.

Pour gagner toujours plus de subventions, attaquez régulièrement vos gouvernements. Que vous soyez inquiétés ou non, racontez partout que vous êtes privés de tout. Vous serez la coqueluche des médias européens. On vous déroulera le tapis rouge partout. Vous visiterez le monde entier. On vous décernera des prix, vos poitrines croupiront sous le poids de décorations.

Ne vous arrêtez pas tant que les programmes européens de financement ne sont pas achevés. Pour gagner plus, quelqu’un l’a dit, il faut travailler plus. Alors, au sein de vos ONG, faites travailler vos méninges pour maintenir vos subventions.

Par exemple, secrétez plusieurs associations satellites à qui vous reverserez une partie des fonds reçus, juste de quoi les faire survivre et donner l’illusion d’un travail en réseau. Votre lecture quotidienne doit être le site Internet de l’Union européenne. Il fournit des renseignements précieux sur les partenaires potentiels à intégrer pour avoir plus de chances d’être subventionnés, ainsi que sur la façon de rédiger les formulaires de demandes d’aides.

Dans vos projets, prenez bien soin d’indiquer en premier partenaire une ONG européenne des droits de l’homme, etc. Même dans le secteur de la « société civile », c’est celle du Nord qui domine et fixe les règles du jeu.

Vous l’avez compris : vous perdriez temps, énergie et « amis » européens en créant une ONG de défense de la souveraineté de vos États. Aucun fonds européen n’est disponible à cet effet. Aucune ONG européenne ne travaille dans un sens non européen. Et aucun parti politique européen, y compris ceux ayant accolé l’épithète socialiste, ne vous aidera sérieusement.

En réalité, en captant les fonds européens, nous ne ferions que récupérer notre argent indûment détourné par les banques et les multinationales européennes. Voler un voleur, est-ce voler ?

Valentin Mbougueng

Comment piller son pays : mode d’emploi

Publié par ELY Mustapha

 Fran_afrique

Françafrique

Herman Bfrangi Bayo

Des clés pour s’en sortir

Il ressort que 50 ans après, l’Afrique n’est pas maître de son destin, son avenir se décide à l’étranger et elle continue à dépendre de l’assistance de la communauté internationale alors qu’elle est une grande pourvoyeuse des matières premières. 50 ans après, les dirigeants africains ont montré leur incapacité à mener les populations vers la prospérité et le bien-être. À contrario, ils ont provoqué des guerres à répétition et des coups d’État.

50 ans après, l’Afrique aurait dû s’affranchir de la tutelle des grandes puissances comme certains pays d’Asie et de l’Amérique du Sud. Cet anniversaire, fort en symboles, doit interpeller les dirigeants africains et leur permettre d’ouvrir des perspectives nouvelles pour la relance du continent. Pour ce faire, il est grand temps de considérer le pouvoir comme un mandat émanant du seul souverain primaire, le peuple qui le délégué à travers des élections libres, transparentes et démocratiques. À l’ère de la mondialisation, les pays africains ne retrouveront (trouveront) leurs places dans le concert des nations que lorsqu’ils se mettront au diapason des États modernes respectueux de la démocratie, de la bonne gouvernance, des lois établies et des droits humains

Herman Bangi Bayo

yemen

Yémen

Touaregs – Voile intégral

Cherchez l’erreur ...

Depuis que j’ai le plaisir de venir en Europe, que je sois invité à l’occasion d’une rencontre culturelle ou d’un événement commercial relatif à mes activités professionnelles, mes interlocuteurs manifestent invariablement un réel plaisir à me présenter à leurs partenaires ou à leurs invités habillé comme j’ai l’habitude de le faire, c’est-à-dire enveloppé de la tête aux pieds dans des tissus confortables qui me permettent de supporter le vent et la chaleur quand je suis chez moi. Seuls les yeux ne sont pas cachés.
Cet habillement traditionnel et très confortable semblait apprécié au plus au point par mes interlocuteurs. Il m’avait même été fortement recommandé d’être de préférence dans cette tenue si je devais rencontrer un député ou un sénateur afin de plaider au mieux les intérêts de ma région, et même en toute circonstance puisque mon accoutrement semblait valoriser la qualité de la rencontre ou sanctionner sa réelle authenticité. J’avais même remarqué que cette tenue traditionnelle, que les hommes touaregs portent depuis la nuit des temps, participait très positivement dans les activités commerciales des artisans de nos régions.

Tel ne fut pas mon étonnement, pour ne pas dire ma stupéfaction, d’apprendre lors de l’une de mes dernières visites en France qu’une tenue relativement semblable devenait un sujet de désapprobation et de beaucoup de controverses parce que quelques femmes en mal de reconnaissance, ou par besoin d’aller plus loin encore dans le respect de Dieu, sans doute pour certaines par incapacité d’affronter le regard de l’Autre, éventuellement pour se faire davantage remarquer, avaient décidé de se couvrir entièrement.

En enveloppant complètement leur corps, et même parfois en cachant en partie leurs yeux, que sais-je, qu’avaient-elles fait de plus que moi pour enflammer une société tout entière ? Nous étions ainsi passés du plaisir de se reconnaître différents au terrible soupçon…

Si la loi interdisant le voile intégral est adoptée, aurai-je encore le droit de revêtir ma tenue habituelle dans un endroit public ? Que vont devenir les relations que nous avons tissées avec nos interlocuteurs européens, ceux-là mêmes qui appréciaient notre manière de nous habiller au point de ne pas nous considérer comme sérieux si nous nous présentions en costume-cravate ? Faudra-t-il nous considérer un jour prochain comme des victimes de dommages collatéraux ? Perdre de ce fait une partie de nos activités commerciales parce que nous ne pourrons plus être nous-mêmes ? De plus, dans quelle tenue devrons-nous nous présenter afin d’apparaître comme des personnes ne représentant aucun danger pour la République ? Dans un souci de garantir la liberté, de veiller à l’égalité de tous, la République, à propos de cette histoire, pourrait y perdre son latin et avoir du mal à conserver sa cohérence


Alabakka ag A.

Yahoo! Groupes

DSC03786

TÉNÉRÉ

Tes enfants ne sont pas / Des marionnettes / Qu'on exhibe pour théâtre / A quatre sous / Ce sont des caravaniers / Qui tissent la fraternité / Ce sont de grands artisans / de l'Unité

Rhissa Rhossey

sorcier

Yunus OCQUET

LA GRIFFE DU SORCIER

Seul face au silence de la nuit, / Un connaisseur des forces occultes / Murmure et lance des incantations abracadabrantes / De ces paroles qui jaillissent comme des missiles furtifs / L’ordre des choses se trouve changé / Chocs en retour, accidents mortels / Catastrophes majeures ... / Tout s’accomplit selon la force du VERBE. / VERBE révélateur, VERBE fécondateur / VERBE chargé de drames et de gloire / Sans le verbe magique, point de grandeur, / Sans le VERBE séminal, point de naissance / Ceux qui ont maîtrisé le VERBE  domineront toujours sur terre, sur mer / Et dans l’air importé de la Baule / Qui feuillette violemment nos livres d’histoire falsifiés

Yunus OCQUET 

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11-02-10

" I have a dream made in Mali "

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Au Mali, parmi les Touareg

J’ai un rêve,

Celui d’un peuple, celui d’un pays, qui émerge enfin de ses misères et de ses frustrations en replongeant ses racines dans le courant vivifiant de ses grands empires, les empires du Mali, du Ghana, l’empire Songhoï, Peul et de ces grands royaumes du Kaarta et de  Ségou   pour retrouver enfin un but et une foi !

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Empire du Mali

J’ai un rêve,

Celui de voir nos dirigeants d’aujourd’hui et de demain, devenir des serviteurs éclairés, décidés et décisifs, puiser leurs valeurs et leur sens du devoir et du sacrifice utile dans les innombrables exemples que leur ont légué Biton Coulibaly, Monzon Diarra, Sékou Amadou, Askia Mohamed, Sonni Ali Ber, Firhoun, Mohammed Ibn, Kahlifa Keïta et tous ces dignes fils qui ont tant donné pour le prestige du Mali.

histoire

Mali : histoire

J’ai un rêve,

Un nouveau Mali, qui tourne pour toujours le dos à la mendicité internationale, aux privatisations imposées, au charme aliénant de la corruption, et aux  manœuvres politico-économiques  dominatrices des bailleurs de fonds et des partenaires techniques et financiers.

J’ai un rêve,

Un Mali qui a cessé la réduction de sa population en une masse de diplômés à peine alphabétisés, d’ouvriers non qualifiés, manipulables et éjectables au profit d’un capitalisme sauvage, incontrôlé et toujours plus insolent, toujours plus prédateur.

J’ai un rêve,

Celui d’un pays assemblé, rassemblé, qui dresse à la face de la mondialisation xénophobe, hypocrite, partiale et partielle, sa culture et ses valeurs séculaires.

J’ai un rêve,

Celui que ce 16 mai 1977, le “ lion au regard de feu et de plomb ” ne se soit jamais endormi pour l’éternité, que ce lion, Modibo Keïta, ait eu au moins le droit à la vie, comme son successeur l’eut le 26 mars 1991 !

keita
Modibo Keïta

Je vous dis aujourd’hui, mes amis, que malgré la difficulté et les frustrations du moment, j’ai quand même un rêve. C’est un rêve profondément enraciné dans l’histoire d’hier et d’aujourd’hui de ce grand pays qui est le nôtre !

Oui ! Et n’en déplaise aux pessimistes,

J'ai un rêve,

Celui d’un Mali sous l’ombre et le toit duquel pourront enfin dormir apaisés ses filles et fils fiers de leur indépendance et de leur splendeur retrouvées !

J'ai un rêve, oui, tout à fait un rêve, que le pays sorte du cauchemar de la clepto-cratie, que les partis politiques disparaissent à la faveur d'une seule idéologie, d'un seul but, celui de donner aux fils de ce pays la fierté d'être la cause et la conséquence de cette nation.

J'ai un rêve,

Une idée, un espoir que ce cher pays, le Mali, est porté au sommet par sa jeunesse avec force et courage pour le hisser au plus haut des sommets de la gloire, et tout en haut, nos anciens dont la vie n'a été que calvaire et sacrifices se reposent et apprécient le fruit du mérite de leurs descendances avec probité et respect.

Je rêve,

éveillé, que les frères réveillés, marchent main dans la main et avancent ensemble derrière eux, l'individualisme, le clientélisme, le mimétisme, et devant eux la fierté d'être soi pour soi et par soi même.

Oui, j’ai un rêve,

voir enfin, après 50 ans, nos champs fleurir d’espérance et nos cœurs vibrer de confiance. Oui je rêve de voir débout villes et campagnes, voir débout femmes, jeunes et vieux pour la patrie en marche vers l'avenir radieux pour notre dignité. Oui, sœurs et frères, j’ai un rêve, celui de voir enfin le bonheur par le labeur faire le Mali de demain.

J’ai rêvé les yeux grands ouverts

toute une nuit, de voir un matin les partis politiques devenir de vraies organisations de citoyens réunis par une communauté d'idées et de sentiments, prenant la forme d'un projet de société, pour la réalisation duquel ils participent à la vie politique par des voies démocratiques et qui changent nos vies en mieux !

J’ai un rêve,

celui de voir de mon vivant, l’article 17 de la constitution de mon pays, ne plus être qu’une succession de mots, mais une réalité observable et enviable !

J’ai un rêve,

qu’un jour cette nation se lèvera, comme elle a toujours su se relever comme un seul homme en 1591 contre l’invasion des marocains à Djenné, en 1855 avec la résistance d’El Hadj Oumar Tall à Koniakary, en 1916 par la défaite des troupes françaises face au contingent de Firhoun Ag Al Ansary, en 1891 à la bataille de Diéna menée de main de maîtres par les Bambaras.

J’ai un rêve,

celui de voir les femmes de ce pays avoir un jour la chance de jouer un rôle aussi important que celui de Hawa Demba Diallo  qui a régné durant 25 ans de 1805 à 1830 sur le Royaume du Khasso !

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coopération MALI

J’ai un rêve

parce qu’il n’y a qu’une seule chose qui puisse rendre un rêve impossible sur cette terre rouge de civilisation et de culture qu’est notre chèr Mali, c’est la peur d’échouer !

J’ai un rêve, 

qu’un jour tous les Maliens naîtront égaux et auront les mêmes chances et les mêmes droits ! Que chacun de nous, qu’il soit pauvre ou riche, jeune ou vieux, blanc ou noir, en bonne santé ou malade, fils de ministre ou de riche commerçant, fils d’ouvrier ou de chômeur, aura légitimement accès aux mêmes soins, à la même éducation, aux mêmes emplois, aux mêmes rêves que ses voisins, ses amis, ses semblables !

J’ai un rêve,

sahel

 Sahel

qu’un jour même le Nord du Mali, un désert étouffant de misère, d’insécurité et d’enlèvements en tous genres, sera transformé en un oasis de richesse, de liberté, de justice et de paix ! Même le Sud du Mali, une savane infestée par la corruption, le laisser-aller et la soif du pouvoir sera un vrai paradis, notre grande banque d’or, nos champs illimités d’arachide, notre grenier inépuisable de riz !


J’ai un rêve,

qu’un jour mes 3 enfants vivront dans un pays où le présent sera plus glorieux que le passé; où ils pourront réaliser tous leurs rêves sans avoir à traverser l’Atlantique et la Méditerranée ! Un pays où ils seront aussi fiers
qu’heureux !

J’ai un rêve,

de nous voir un jour tous débout, aussi droits que la main de Fatma à Douentza, aussi majestueux que les falaises de Bandiagara au pays Dogon, aussi fiers que les murs du Tata à Sikasso!

 dogon

Pays Dogon

J’ai un rêve,

un Mali qui a fait retrouver à sa jeunesse les raisons de nourrir l’ambition d’un amour toujours plus fort pour la terre de ses ancêtres et de ses enfants !

J'ai un rêve

qui tient en 3 mots :

Un peuple, un but, une foi  !!!  


Mr ASSADEK Aboubacrine

Yahoo! Groupes

Connaître et faire connaître le Peuple Touareg

kidal

Kidal

Kidal Infos

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12-01-11

Niger : Voix touarègues face à l'horreur

Niamey : Enlèvement et mort de deux Français

Voix touarègues

36

le sahel

Chaoula Eggour

Complicités d’Aqmi au Mali et au Niger : Prospecter au-delà des clichés touaregs.

Si l’on n’oriente le regard que sur les touaregs, on fait fausse route parce que ceux qui peuvent être réellement concernés peuvent agir pendant longtemps en toute liberté. Nous, le disons et le réitérons les touaregs ne détiennent même pas un cinquième des activités, souvent illicites dans ces régions contrairement à ce que dit et pense la majorité de l’opinion.

occitan-touareg

Rhissa RHOSSEY

Issa

C'est terrible nous ne pouvons pas comprendre nous non plus.

Ces affaires sont hors de toute compréhension humaine.

Mon pays, mon très cher pays vient d'être bouleversé par ces terribles évènements que vous connaissez tous.

Provoquant mort d'hommes et une terrible émotion partout.

Comme toujours en pareille circonstance les langues se délient, les gens parlent.

Mais, à mon humble avis, la question essentielle est la suivante : les pays du Sahel, déjà laminés par la misère en ce qu'elle a de pire, à savoir la faim, l'endettement, la mauvaise gouvernance, la pauvreté sous toutes ses horribles facettes, nos chers pays seront-ils des cibles de choix pour les islamistes ?

En tout cas, aujourd'hui, c'est certain au-delà de la quête  de la pitance quotidienne, le pauvre Sahélien se demande avec angoisse :

«  Est-ce que je ne serais pas la prochaine victime d'une balle perdue, d' Aqmi , de l'armée ou des Français ? «

Mais toujours est-il que les troubles et autres contestations ne prennent racine que sur un terrain favorable.

En quoi le Sahel est-il favorable ?

Le Sahel, et au-delà le Sahara sont des terrains sensibles pour plusieurs raisons.

el_wattan

Magharebia

Rappels

- L'Afrique de l'Ouest, en particulier, est devenue depuis quelques années la plaque tournante du trafic international de la drogue, appelons les choses par leur nom, j'ai horreur de la langue de bois. La drogue circule dans ce Far-West comme circuleraient des petits pains à Oran ou à Alger.

Ce n'est un secret pour personne.

-  Il y a à peine quelques mois deux rébellions venaient de se calmer dans le Nord, au Mali et au Niger.

- Cette bande qui va du Sénégal à la Corne de l'Afrique constitue la bande noire de la mauvaise gouvernance : coups d'État à répétition, corruption, pauvreté avec sa logique d'émigration et de brassages de tout ce qui est illicite (prostitution, délinquance, crimes, vols, faux billets etc, etc … )

Deux personnalités suscitent l'espoir Toumani Touré et Djibo Salou.

Le premier est un Sage confirmé, le second est en voie de l'être, s'il réussi son examen de passage démocratique, en tout cas ses notes ne sont pas mauvaises.

Aqmi n'est pas né d'aujourd'hui et on voit qu'elle étend ses racines partout ou elle le peut.

C'est aux États de faire face

Si AqmiI a des complicités locales, voyons comment elle les a acquises : par le bâton ou la carotte ?

Si c'est par le bâton, Aqmi n'est pas mieux armée que ces États.

Si c'est par la carotte voyons comment les États prennent en compte les difficultés des population locales.

Les différentes rébellions qui ont secoué le Niger et le Mali ont recruté dans le vivier des chômeurs.

Que sont les «  ishomar «  ? Vous référer à Hawad et à Hélène Claudot-Hawad : Exil et Résistance.

La sagesse élémentaire veut que l'on trouve une solution pour la jeunesse de la dernière rébellion, qui désœuvrée,  ne sait quoi faire.

Cela explique t-il les nombreux rapts et rackets sur les axes du Nord ?

Et si des recruteurs d'Aqmi se pressentent dans les campements ?

C'est cela notre inquiétude.

La France et l'Algérie doivent aider le Niger et cela sincèrement, sans jeux et enjeux politiques

Le péril est grand avant que la case ne flambe.

Le Niger est par essence un pays de raison, jamais les différentes rébellions n'ont entamé la cohésion sociale, contrairement à de nombreux autres conflits en Afrique.

Aujourd'hui hui, nous faisons face à une nouvelle version de la violence qui nous indigne.

Sahéliens,

Indignons-nous,  nous sommes face à un phénomène qui nous dépasse.

Rhissa Rhossey

Tchirozérine  le 12/01/2011

zones d'ombre

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12-02-11

Rhissa Rhossey : Révolutions ...

cri_de__r_volte

Le cri de révolte du   monde arabe

Un deuxième dictateur a dégagé

Au suivant

« Ben Ali dégage, Moubarak dégage ». Ils ont tous les deux dégagé sans demander leur reste. Le mot « dégage » tel employé est devenu très populaire. Comme qui débarrasserait le plancher d’une ordure. « DEGAGE »

La flamme a tourné vers l’Algérie. Cela sera certes plus dur que les deux autres cas précédents car l’armée algérienne est une armée de tueurs froids, sans âme. Mais qui sait.

Il est temps que nous africains du sud fassent aussi le ménage, car cela commence à sentir mauvais, très mauvais même. Des dictateurs comme Abdoulaye Wade, Mugabe, Paul Biya, Sassou NGuesso, Ali Bongo, For Gnassingbé (j’ai honte à la seule évocation du nom Laurent Gbabgo), etc., n’honorent pas l’Afrique noire. ATT devrait aussi penser à rembourser avant 2012 nos milliards qu’il a volés et attestés dans les rapports de son institution du VGAL.

La jeunesse malienne a les mêmes frustrations et les mêmes préoccupations que les tunisiens et les égyptiens, à savoir le manque d’emploi, la précarité de la vie, le manque d’éducation ou une éducation scolaire et université bradée, la corruption du système, l’impunité, l’arrogance et le mépris de cette kleptocratie envers le peuple. Elle est aussi pleine d’énergie et de créativité que la jeuneuse de ces pays. Sur ce plan, elle n’a rien à envier à personne.

Seulement, elle a eu toujours besoin d’organisation syndicale, scolaire, estudiantine, politique ou religieuse pour agir comme l’atteste les révoltes scolaires et estudiantines des années 80, les événements de mars 1991 et les dernières manifestations malheureuses des mosquées contre le droit des enfants mal nés communément appelés chez nous des "bâtards". C’est ainsi qu’elle est arrivée à bout d’une des dictatures les plus impitoyables d’Afrique et de son armée qui a duré 23 ans.

Contrairement à la jeunesse des pays nordiques cités qui a accès, même dans sa pauvreté, aux moyens de communication et d’information modernes comme le Net et le téléphone portable, notre jeunesse dans sa grande majorité est démunie de tout. Elle n’a donc pas accès à ces voies modernes d’informations et d’auto-organisation qui sont les réseaux sociaux comme Facebook.

Mais comme disait Moussa Traoré qui l’a appris à ses dépends que le malien avait du ressort, ces Messieurs peuvent toujours continuer à voler impunément les biens du peuple et à le narguer, il suffira d’une petite étincelle...

Kamano

ENTRE_LES_FEMMES

Abass Adondo

LA REVOLUTION EST UN LONG FIL

La révolution est un long fil. / Il est facile de le rompre / Mais difficile de l'étirer.

Nous recousons le désert, / Le vaste désert. / Nous y raccommodons les déchirures / De la haine et du racisme.Je suis dans le désert assoiffé, /

Je suis debout, / Je tangue parmi mes frères / Qui empêchent l'entente.

Nous habitons la vallée, / Mes frères et moi. / Ma main saigne, / Mon eau est au creux d'un rocher.

KiDOU

Tourne-tête

SI UNE NATION A DÉCIDÉ DE S'AIMER

Si une nation a décidé de s'aimer, / elle renaîtra / même dans la souffrance / et dans la famine.

La trahison est devenue un coup mortel / qui blesse celui à qui tu le donnes / et elle n'a pas de remède et / elle ne guérit pas / sauf si d'elle même elle se lassa.

Au nom de la divinité, / Mes frères ! / S'il n'y a plus d'amour / Que vaut la vie / en ce bas-monde ?

Tu as un ami, / tu le connais bien, / vous partagez la fraîcheur / d'une même ombre / jusqu'au jour où tu te réveilles / et le voilà qui te vise de l'autre bord.

Époque de piètre amour, / que sans aucun doute / ni Dieu ni le monde / ne désagrègeront.

J'habite sous les rochers, / Ma main, /fondue sur la gâchette, / Mon eau, / au creux d'un rocher

Ghabdallah ag Khassan

Hawad et Hélène Claudot-Hawad

Poèmes publiés dans  Tourne-tête, le pays déchiqueté  

vent_de_libert_

Le vent de la libeté ...

Rhissa Rhossey

2011, année pas comme les autres

En tous cas, du côté du Maghreb.

Elle bouleverse des régimes, change la routine, installe un ordre nouveau. Si je ne me trompe pas, c'est bien Paul Valéry qui a dit un jour ceci :

" Sur cette terre, il faut craindre deux choses : l'ordre et le désordre "

Cela est parfaitement juste et vérifiable.

Prenons l'exemple de l'ordre :

Au Niger pendant les années Kountché l'ordre était omniprésent. C'était, surtout vers sa fin, un régime policier. On ne compte plus le nombre d'espions infiltrés, les polices politiques, la sécurité parallèle. Tout cela n'a qu'un seul et unique but informer Kountché en temps réel sur tout ce qui bouge.

Sur l'étendue du territoire national, on raconte même une histoire - vraie ou fausse - mais qui illustre parfaitement l'état d'esprit de l'époque :

Très tôt le matin, Kountché câble à un chef de poste, à l'intérieur du pays.

"  Enfin, dit-il, elle est là, cette pluie " 

Le chef de poste, pas encore réveillé :

"  Non, Mon Président, pas encore "

Or, il avait plu dans la nuit. Comme le chef de poste dormait à l'intérieur, il ne s'en était pas aperçu. Dans la nuit, Kountché avait été informé par un agent de renseignement local.

Cela, pour vous dire que tout pouvoir longuement établi n'ayant pas d'instances démocratiques comme garde-fou peu aller très loin, dans la bêtise et la terreur.

Cet ordre n'a pas sauver Kountché des attaques rebelles Tchinta en 1985 et des coups de palais Bonkano en octobre 1983.

D'ailleurs, plus l'oppression et la dictature perdurent dans le temps plus violente sera l'implosion populaire.

Ce que les pays arabes sont en train de vivre aujourd'hui, l'Afrique, au sud du Sahara, l'a connu avec ferveur dans les années 1990.

C'était le même déchaînement des masses populaires réclamant la démocratie.

Mais avec l'échec de ces démocraties, il n'est pas exclu que la belle et prometteuse jeunesse africaine ne s'éveille à nouveau, et je sais que l'ouragan de sa colère, le souffle ardent de son cœur emporteront  les Mensonges érigés en Vérités.

Et les mauvaises pratiques, les voleurs officiels, le clientélisme, le tribalisme, ma famille, mon village, iront droit dans les égouts.

Ce phénomène qui ébranle les états arabes est un processus normal inscrit dans l'ordre du Temps.

S'y opposer est une folie, une folie suicidaire.

Zine l'a compris.

Certains parlent de départ prématuré.

Zine est là depuis 20 ans et vous nous parlez de « prématuré »

Dès qu'un régime dépasse sept ans, il devient suspect et s'érige en système.

Et vous connaissez mieux que moi, les systèmes, les sectes, les ordres : la Gestapo, le Reich, l'apartheid ...  Ce ne sont pas des anges.

Feu Beignou Beidou, préfet à Agadez, dans le temps aimait à dire :

" Quand la barbe de ton frère brûle, arrose la tienne "

Dans le contexte actuel des états arabes en ébullition la formule s'applique à merveille.

On le sait, on le sent, tous les régimes de dictature et d'oppression rétrograde sont appelés à s'éclipser tout bonnement. Les temps changent, il faut le comprendre, c'est d'une grande sagesse.

Moussa ag Amastane  disait avec fierté aux Français, et cela après sa défaite :

" Un bras que tu ne peux couper, baise-le "

La Tunisie, la Libye, l'Égypte, l'Algérie, l'empire chérifien, la Mauritanie, sont des grandes, très grandes nations par leur Culture, leur Histoire, leurs positions stratégiques mondiales, mais pour être en harmonie avec l'époque, elles doivent comprendre que les jeunes de FaceBook vont plus vite que les caravanes de leurs ancêtres et que les dunes ne protègent plus de rien.

En conclusion, je dédie cette modeste contribution à quelqu'un que j'aime beaucoup, comme un père.

Quelqu'un dont les ' Ce que je crois "  ont bercé mon enfance Béchir ben Yahmed un très grand homme, à l'image de Césaire, une conscience pour l'humanité.

Rhissa Rhossey

Tchirozérine, le 13/02/2011

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23-02-11

Rhissa Rhossey : le volcan arabe

guernica

Guernica

Rhissa Rhossey : le volcan arabe

Ça fume, ça chauffe et ça brûle partout dans les États arabes. Je le disais dans un précèdent article ce qui se passe aujourd'hui partout au Magrheb  et au Moyen Orient est une donne inéluctable de l'Histoire.
Le Monde va de l'avant, la logique humaine est implacable, l'Homme, quelque soit sa couleur, sa classe, son pays, aspire à une chose la  LIBERTÉ  et le RESPECT DE SON HUMANITÉ. Jamais l'Homme n'accepte durablement ses chaînes.

Les Peuples sont en marche et nous sommes solidaires de cette marche. Nous sommes solidaires de cette jeunesse qui tombe tous les jours sous les balles infâmes de la dictature : 

Les poings levés au ciel sont les nôtres. Le sang qui coule sur le bitume, d'Alger à Tripoli est notre sang.
Leur cri est notre cri. Et leurs gémissement sempêchent nos nuits d'être calmes. Ce calme que nous haïssons tant que l'Homme sera bâillonné par l'Homme

Hier, j'ai vu la caverne de Zine Ali Baba
C'est terrible que l'on puisse amasser tant de richesses alors que l'on n'en a nullement besoin.
Alors que les jeunes de son bled sont désespérés jusqu'à l'immolation

Dans ma mémoire, ce jeune vendeur de légumes est plus que cela :

un héros, /  un vendeur de rêves, / de liberté, /d'étoiles.

Vendeurs de liberté / Passeurs de rêves / Chasseurs d'étoiles / De la terre entière

Unissons-nous ! / Brûlons / Brûlons / Oh Nazim Hikmet / Si nous ne brûlons pas / Comment les ténèbres deviendront-ils clarté ?

Rhissa Rhossey

Tchirozérine, le 23/02/2011

cri_du_peuple

 Le cri du Peuple

appel

Appel  à tous les Touaregs pour une Libye libre et démocratique !!!

Bonjour

Appel à tous les Ishumars, rejoindre nouvelle et vraie révolution stop / Aider le peuple libyen à construire avec tous les démocrates un avenir meilleur et serein stop .Tanimert

Où est passé Kadhafi ?

C dans l'air

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