Pendant trois jours, du 16 au 18 février, les populations de la région d’Agadez se sont retrouvées dans l’oasis d’Iférouane pour le festival de l’Air, considéré comme le plus grand festival touareg.

Festival de l’Aïr : au Niger, les nomades en fête

Ils sont venus des quatre coins du Niger, mais aussi du nord-Mali et du sud de l’Algérie pour célébrer cette richesse culturelle dans un message de paix  Lire la suite sur Paris Match

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Échos du festival de l’Aïr

Le festival de l’Aïr s’est tenu à Iferouane du 16 au 18 février 2018 avec succès. Il a été marqué par la présence massive des autorités nationales et même étrangères mais aussi des touristes occidentaux.

Pour rappel, Il a été institué en 2001 sous la diligence de monsieur Rhissa Boula, ex ministre du tourisme. Cet événement a joué un rôle important dans la promotion du patrimoine culturel local.

Néanmoins, je me permets d’apporter quelques observations sur l’organisation de la 13ème édition dudit événement :

Quelques insuffisances ont été remarquées dans l’organisation. Cela est dû ,peut-être à la faible implication du comité intercommunal par le ministère du tourisme qui s’est arrogé l’organisation de l’événement (programmation et mobilisation des ressources).

IFEROUANE 2018


Jusqu’au jour de l’ouverture les délégations ne disposaient pas du programme officiel des manifestations.

L’organisation des événements parallèles a aussi un peu affaibli l’événement.

Au cours de la journée d’ouverture presque la totalité des festivaliers était insatisfaite de l’organisation : les gens ont été retenus et mis-en en attente, à cause du report du défilé. Heureusement qu’aux 2 derniers jours l’organisation s’est vue formidablement améliorée.

Il a été aussi remarqué une faible participation des délégations des communes de l’Aïr. Cela est imputable aux responsables des communes.

Certaines disciplines comme le Gani et goumatan* ont été retirées alors que le Gani est l’une des fêtes les plus importantes des touaregs de l’Aïr qui mérite d’être promue.

Le comité intercommunal n’est pas suffisamment impliqué dans l’organisation, ce qui à l’évidence constitue un manquement, compte tenu de la mission des communes dans la promotion de la culture.

Sans pour autant condamner le comité d’organisation qu’il soit local ou national, nous portons les recommandations à l’endroit des acteurs concernés :

Élaborer des textes pour formaliser l’événement (statut, règlement tout en retraçant les rôles des différents acteurs et commissions ainsi que leurs compétences et les critères de sélection au niveau des compétitions culturelles …)

Prévoir les autres événements (excursions et autres…) après le festival pour éviter certains désagréments dans l’organisation.

Le programme des festivités devrait être élaboré de commun accord avec le comité intercommunal.

Impliquer suffisamment le comité intercommunal dans l’organisation de l’événement.

Rehausser les prix des lauréats en vue de susciter un intérêt conséquent auprès des communautés de l’Aïr et d’assurer la durabilité de l’événement.

Créer des liens de coopération entre l’Aïr et les autres contrées à l’exemple des wilayas algériennes (Hoggar) avec lesquelles l’Aïr entretenait des relations socio-économiques importantes de par le passé.

Autres avis sur la page de

Adouma Alghoubas

*Le tendé n’goumatan ou chant d’exorcisme  : celle-ci est utilisé dans le cas où une femme entre en transe profonde on dit qu’elle a les kel assouf ( les esprits)

Vidéo : Iférouane 2009